Dans les quartiers, les jeunes "oublient" leurs difficultés grâce au hip-hop

Publié le par noureddine elkarati

De Luc OLINGA (AFP) – Il y a 23 heures

 

SAINT-OUEN, Seine-Saint-Denis — Volume poussé au maximum, une dizaine de jeunes danseurs, filles et garçons, en jean ou jogging, t-shirt et baskets, rivalisent en figures acrobatiques dans une salle transformée en arène musicale.

"Je me sens libre, j'oublie mes problèmes", lance essoufflée Diane Guiéké, 30 ans.

Sur le rythme effréné de Boom Boom Pow, dernier tube des Black Eyed Peas, dont le leader Will.I.Am est le compositeur du célèbre Yes We Can, Diane, taille fine, multiplie gestes corporels mêlant tonicité et souplesse pour "impressionner", but de la danse hip-hop.

Celle-ci se caractérise par des figures au sol acrobatiques (breakdance ou bboying), des mouvements mimant la gestuelle d'un robot (locking, popping), un vocabulaire propre (breakers ou b-boys pour les garçons et fly-girls pour les filles) et de nombreux adeptes qui se retrouvent sur des sites de socialisation tels Facebook, ou des sites internet spécialisés comme 1000pour100.com et style2ouf.fr.

Educatrice en journée, danseuse hip-hop le soir et le week-end, Diane s'entraîne quatre à cinq fois par semaine en compagnie d'Emile, Stéphane, Déborah, Lindsey, Salim et Félix, dans des gares, centres commerciaux et Maisons de quartier des villes de Seine-Saint-Denis.

La séance dure environ trois heures et se clôt régulièrement par un exercice libre ou "freestyle", mélangeant prouesses individuelles et simulation de combats de rue.

Agés entre 17 et 32 ans, ils ont grandi dans des quartiers populaires comme La Courneuve et Le Blanc-Mesnil, et disent danser pour s'exprimer et s'évader de leurs réalités le temps de quelques vrilles.

"C'est vital. Si je ne danse pas, je n'ai plus d'équilibre, j'en ai besoin", dit Déborah, 28 ans, mère d'un enfant et enceinte de quatre mois. Elle raconte que pour accélérer le processus lors de son premier accouchement, elle a esquissé des pas de danse sur son lit.

"Ca me permet d'être dans un monde où il y a une joie de vivre", renchérit Stéphane, chauffeur de bus à la RATP.

Pour Diane, danser n'est pas "un business. J'étais introvertie, la danse m'a permis d'amener les gens dans mon univers", relate-t-elle.

A travers leur "art", les "b-boys" et les "fly-girls" évacuent la violence et se réapproprient les tours de "béton", formant les grands ensembles dans lesquels ils vivent.

"Dans le ghetto, il y a un environnement qui te bouffe, habiter dans les tours de béton, les uns sur les autres, c'est difficile. Danser revient à s'approprier l'environnement qui est agressif", soutient Emile.

Pour Lindsey, la lycéenne, "breaker m'aide à éviter les tentations de la rue, à ne pas être perturbée par des conneries".

Le "battle" (le combat), l'ultime compétition, où s'affrontent les danseurs de hip-hop, est le symbole de cette gestion "artistique" de la violence. Le vainqueur du "conflit" doit affronter les autres champions locaux au Boty, équivalent de la coupe du monde en football.

"Tout est parti des gangs qui tuaient les jeunes aux Etats-Unis. On s'est demandés comment gérer la violence de façon pacifique. De là est né le battle, une danse de guerrier pour décharger son agressivité", raconte Salim.

En France, la danse hip-hop est encore considérée comme un mouvement de "jeunes racailles", déplorent les b-boys et fly-girls, qui veulent en finir avec ce cliché.

"C'est un art comme un autre: je danse sur du Bach mixé avec du rap. Je crée l'illusion", argue Diane. "Il faut un événement organisé par la mairie de Paris et inauguré par le maire de Paris pour que ça change", propose Salim.
source:AFP

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Publié dans culture - arts -sport

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D
<br /> Cette article est fallacieux, le journaliste Luc Olinga s' est permis de faire un copier coller de nos propos de façon à ce que les phrases mises en patchwork puissent correspondre au titre "Dans<br /> les quartiers les jeunes oublient leurs soucis grâce au Hip HOP".<br /> Au départ Luc Olinga s' est présenté à moi Diane Guiéké artiste chorégraphe, dans l' objectif de faire un article sur les danseurs hip hop et leurs professionnalisation, je constate que le contenu<br /> de l' article ne traite en rien de tout ça, il s' est permis de nous mentir tout en publiant l' article sur différents sites sans nous consulter sur le resultat final de son travail et sans nous<br /> avertir des publications sur le net.<br /> Je confirme cette article est faux c' est un enième torchons sur les banlieusards et leurs mal de vivre qui n' existent pas chez les personnes interrogées dans cette article.<br /> Diane Guiéké<br /> <br /> <br />
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