le dernier recensement selon le site du conseil général
Recensements 2004, 2005 et 2006
Le 23 janvier 2007, l’INSEE communiquait, pour la troisième année consécutive, les nouvelles estimations de population issues des trois premières collectes du recensement de 2004, 2005 et 2006.
Voici les grandes tendances qui s'en dégagent.
► Une croissance démographique en Île-de-France fortement corrélée aux naissances nombreuses
Au 1er janvier 2006, la population de l’Île-de-France est estimée à 11,49 millions habitants contre 11,29 millions en 2004 et 10,95 en 1999. La région demeure attractive pour les jeunes adultes, tandis que les familles avec enfants et les retraités la quittent pour les régions proches du bassin parisien, de l’ouest et du sud du pays. Ces échanges migratoires avec la province se traduisent par un taux d’évolution annuel migratoire négatif -0,19% (Rapport entre départs et arrivées de population). Ce déficit est moindre que durant les périodes précédentes : -0,26% entre 1999 et 2005 et -0,50% entre 1990 et 1999.
Ce déficit migratoire n’empêche pas une forte croissance démographique, grâce à un excédent des naissances très supérieur à la moyenne nationale.
► En 2005, une croissance démographique confirmée dans les départements
C’est la première fois, cette année, que les populations des départements ont pu être estimées selon une méthode similaire à celle des régions grâce au cumul des trois enquêtes 2004, 2005 et 2006. Elles tiennent compte des estimations basées sur le recensement de 1999 enrichies chaque année des données d'état civil, d’autres sources administratives et des évaluations issues des collectes annuelles de recensement 2004, 2005 et 2006. Pour autant, la méthode de l’INSEE ne permet pas d'obtenir, à la différence des régions, une estimation au 1er janvier 2006. Les populations départementales sont donc estimées au 1er janvier 2005.
La Seine-Saint-Denis, un dynamisme démographique retrouvé.
Avec 1 459 000 habitants estimés au 1er janvier 2005, le département compte 76 000 habitants de plus qu’en 1999, soit 10 867 habitants supplémentaires chaque année contre 178 entre 1990 et 1999.
Entre 1999 et 2005, la population a augmenté de 5,5% contre 0,1% entre 1990 et 1999.
Sans surprise, c’est toujours l’impact des naissances qui permet ce nouvel essor démographique.
Entre 1999 et 2006, le taux de variation annuel naturel de la Seine-Saint-Denis1 est le plus élevé des départements français.
(
► Une augmentation de population observée dans les autres départements de la petite couronne et à Paris
C’est l’ensemble des départements de la petite couronne qui gagne en population, avec, entre 1999 et 2005, 30 900 habitants supplémentaires par an, contre 5 600 durant la période précédente.
Comme globalement pour la région, la croissance démographique des départements de petite couronne est surtout due à l’excédent des naissances par rapport aux décès. Au jeu des migrations, les résultats sont moins favorables les départs de population ne sont pas toujours compensés par des arrivées nouvelles.
► Nouvelle donne en Île-de-France : une croissance démographique plus importante en petite couronne qu’en grande couronne
Si dans les années 90, la grande couronne avait contribuée seule et fortement à la croissance régionale, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les rythmes de croissance de la population entre la petite couronne et la grande couronne tendent à se rapprocher (0,77% contre 0,61% par an entre 1999 et 2005). Cette situation est nouvelle, durant la période 1990-1999 la croissance de la grande couronne était 5 fois supérieure à celle de la petite couronne. Entre 1999 et 2005, les départements de grande couronne ont enregistré 29 200 habitants supplémentaires par an contre 30 919 pour la petite couronne.
► Une progression significative de la population des communes de Seine-Saint-Denis
L’INSEE a publié des estimations pour 29 communes sur 40 au 1er janvier 2005.
26 communes ont fait l’objet d’estimation de population à l’aide des trois enquêtes annuelles de 2004, 2005 et 2006. Les communes entre 20 000 et 10 000 habitants n'ont pu être estimées faute de fiabilité suffisante des enquêtes annuelles. Trois communes de moins de 10 000 habitants ont fait l’objet d’un recensement exhaustif, Dugny en 2004, Coubron en 2005 et l'Île-Saint-Denis en 2006. Vaujours sera recensée en 2007 et Gournay-sur-Marne en 2008.
Les 29 communes enregistrent une augmentation de population. On constate des augmentations très importantes pour 9 villes, dont l’augmentation se situe entre 10 et 15% depuis 1999. En tête, en nombre d’habitants, Montreuil-sous-Bois, Saint-Denis, et Aubervilliers, ces villes avaient enregistré une baisse de population importante entre 1990 et 1999 (-4000 habitants environ) sous l’effet de restructurations urbaines importantes (démolition, lutte contre l’insalubrité...).
Depuis, elles ont construit plus massivement et ont accueilli une nouvelle population. Entre 1999 et 2005, on comptait près de 4300 logements construits à Saint-Denis et à Montreuil-sous-Bois, 1300 à Aubervilliers (Source : logements commencés entre 1999-2005, SITADEL DREIF). L’amélioration des quartiers, la reprise des constructions et la proximité de Paris ont permis à ces villes de gagner en attractivité.
Aulnay-sous-Bois, troisième ville plus importante du département est, quant à elle, plutôt en phase de stabilisation avec à peine 1200 habitants supplémentaires depuis 1999.
La progression démographique concerne également des villes moyennes comme Le Blanc-Mesnil, Saint-Ouen et Livry-Gargan. Montfermeil et Les Lilas, villes plus modestes ont également enregistré des augmentations importantes. La croissance démographique des villes comme Livry-Gargan, le Blanc-Mesnil et Bondy est fortement corrélée à un boom des naissances particulièrement significatif.
Bondy et Aubervilliers sont les communes qui ont connu l’augmentation la plus forte, sous les effets conjoints de naissances plus nombreuses et d’une augmentation de l’offre en logements grâce aux constructions nouvelles.
L’INSEE communique les nouveaux résultats des enquêtes annuelles des recensements.
Le 23 janvier 2007, l’INSEE communiquait, pour la troisième année consécutive, les nouvelles estimations de population issues des trois premières collectes du recensement de 2004, 2005 et 2006.
Voici les grandes tendances qui s'en dégagent.
► Une croissance démographique en Île-de-France fortement corrélée aux naissances nombreuses
Au 1er janvier 2006, la population de l’Île-de-France est estimée à 11,49 millions habitants contre 11,29 millions en 2004 et 10,95 en 1999. La région demeure attractive pour les jeunes adultes, tandis que les familles avec enfants et les retraités la quittent pour les régions proches du bassin parisien, de l’ouest et du sud du pays. Ces échanges migratoires avec la province se traduisent par un taux d’évolution annuel migratoire négatif -0,19% (Rapport entre départs et arrivées de population). Ce déficit est moindre que durant les périodes précédentes : -0,26% entre 1999 et 2005 et -0,50% entre 1990 et 1999.
Ce déficit migratoire n’empêche pas une forte croissance démographique, grâce à un excédent des naissances très supérieur à la moyenne nationale.
► En 2005, une croissance démographique confirmée dans les départements
C’est la première fois, cette année, que les populations des départements ont pu être estimées selon une méthode similaire à celle des régions grâce au cumul des trois enquêtes 2004, 2005 et 2006. Elles tiennent compte des estimations basées sur le recensement de 1999 enrichies chaque année des données d'état civil, d’autres sources administratives et des évaluations issues des collectes annuelles de recensement 2004, 2005 et 2006. Pour autant, la méthode de l’INSEE ne permet pas d'obtenir, à la différence des régions, une estimation au 1er janvier 2006. Les populations départementales sont donc estimées au 1er janvier 2005.
La Seine-Saint-Denis, un dynamisme démographique retrouvé.
Avec 1 459 000 habitants estimés au 1er janvier 2005, le département compte 76 000 habitants de plus qu’en 1999, soit 10 867 habitants supplémentaires chaque année contre 178 entre 1990 et 1999.
Entre 1999 et 2005, la population a augmenté de 5,5% contre 0,1% entre 1990 et 1999.
Sans surprise, c’est toujours l’impact des naissances qui permet ce nouvel essor démographique.
Entre 1999 et 2006, le taux de variation annuel naturel de la Seine-Saint-Denis1 est le plus élevé des départements français.
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► Une augmentation de population observée dans les autres départements de la petite couronne et à Paris
C’est l’ensemble des départements de la petite couronne qui gagne en population, avec, entre 1999 et 2005, 30 900 habitants supplémentaires par an, contre 5 600 durant la période précédente.
Comme globalement pour la région, la croissance démographique des départements de petite couronne est surtout due à l’excédent des naissances par rapport aux décès. Au jeu des migrations, les résultats sont moins favorables les départs de population ne sont pas toujours compensés par des arrivées nouvelles.
Si dans les années 90, la grande couronne avait contribuée seule et fortement à la croissance régionale, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les rythmes de croissance de la population entre la petite couronne et la grande couronne tendent à se rapprocher (0,77% contre 0,61% par an entre 1999 et 2005). Cette situation est nouvelle, durant la période 1990-1999 la croissance de la grande couronne était 5 fois supérieure à celle de la petite couronne. Entre 1999 et 2005, les départements de grande couronne ont enregistré 29 200 habitants supplémentaires par an contre 30 919 pour la petite couronne.
► Une progression significative de la population des communes de Seine-Saint-Denis
L’INSEE a publié des estimations pour 29 communes sur 40 au 1er janvier 2005.
26 communes ont fait l’objet d’estimation de population à l’aide des trois enquêtes annuelles de 2004, 2005 et 2006. Les communes entre 20 000 et 10 000 habitants n'ont pu être estimées faute de fiabilité suffisante des enquêtes annuelles. Trois communes de moins de 10 000 habitants ont fait l’objet d’un recensement exhaustif, Dugny en 2004, Coubron en 2005 et l'Île-Saint-Denis en 2006. Vaujours sera recensée en 2007 et Gournay-sur-Marne en 2008.
Les 29 communes enregistrent une augmentation de population. On constate des augmentations très importantes pour 9 villes, dont l’augmentation se situe entre 10 et 15% depuis 1999. En tête, en nombre d’habitants, Montreuil-sous-Bois, Saint-Denis, et Aubervilliers, ces villes avaient enregistré une baisse de population importante entre 1990 et 1999 (-4000 habitants environ) sous l’effet de restructurations urbaines importantes (démolition, lutte contre l’insalubrité...).
Depuis, elles ont construit plus massivement et ont accueilli une nouvelle population. Entre 1999 et 2005, on comptait près de 4300 logements construits à Saint-Denis et à Montreuil-sous-Bois, 1300 à Aubervilliers (Source : logements commencés entre 1999-2005, SITADEL DREIF). L’amélioration des quartiers, la reprise des constructions et la proximité de Paris ont permis à ces villes de gagner en attractivité.
Aulnay-sous-Bois, troisième ville plus importante du département est, quant à elle, plutôt en phase de stabilisation avec à peine 1200 habitants supplémentaires depuis 1999.
La progression démographique concerne également des villes moyennes comme Le Blanc-Mesnil, Saint-Ouen et Livry-Gargan. Montfermeil et Les Lilas, villes plus modestes ont également enregistré des augmentations importantes. La croissance démographique des villes comme Livry-Gargan, le Blanc-Mesnil et Bondy est fortement corrélée à un boom des naissances particulièrement significatif.
Bondy et Aubervilliers sont les communes qui ont connu l’augmentation la plus forte, sous les effets conjoints de naissances plus nombreuses et d’une augmentation de l’offre en logements grâce aux constructions nouvelles.
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