il ya 64386 actifs au chomage en Seine-Saint-Denis (9,8% en 2007)

Publié le par noureddine elkarati

Trois départements sont en situation de plein-emploi » Propos recueillis par Jean-Pierre Vialle

mercredi 09 juillet 2008 | Le Parisien

 

RAYMOND LAGRÉ, directeur régional de l'ANPE Ile-de-France

LE TAUX de chômage n'a pas été aussi bas en Ile-de-France depuis 1983 (6,9 % contre 7,5 % à l'échelle nationale). 380 708 Franciliens étaient officiellement à la recherche d'un CDI à temps plein fin 2007, soit une baisse de 12,1 % par rapport à l'année précédente. La région enregistre un solde net de création d'emplois, le nombre de chômeurs de longue durée baisse et le chômage diminue en plus forte proportion dans les quartiers dits « sensibles ».

A l'heure où l'ANPE s'apprête à fusionner avec les Assedic, le directeur régional de l'ANPE fait le point.

Contrairement au reste de la France, le chômage continue à baisser en Ile-de-France. Comment l'expliquer ?

Raymond Lagré.
Avant tout par une baisse importante des inscriptions. L'Ile-de-France connaît moins de licenciements économiques que d'autres régions. Elle est pourtant en dessous de la moyenne nationale en termes de création d'emplois, ce qui ne l'empêche pas d'en générer plus qu'elle n'en perd. Paris, la Seine-Saint-Denis et le Val-d'Oise ont un taux de chômage supérieur ou égal à la moyenne nationale mais la baisse vaut pour tous les départements franciliens, à l'exception de la Seine-et-Marne (stable). Trois d'entre eux, les Yvelines, l'Essonne et la Seine-et-Marne, peuvent même être considérés en situation de plein-emploi.

Que voulez-vous dire ?

On se trouve en situation de plein-emploi lorsque l'on a uniquement affaire à un chômage de transition, entre ceux qui quittent un emploi et ceux qui en retrouvent un autre. Avec un taux de chômage avoisinant les 5 %, ces trois départements ont des chiffres parmi les plus bas de France. L'Essonne et les Yvelines sont des départements très dynamiques en terme de création d'emplois tertiaires ou industriels, même s'il existe des disparités. Le cas de la Seine-et-Marne est différent puisqu'elle en perd. En revanche, malgré un taux de chômage encore important, la Seine-Saint-Denis est en pleine explosion et en crée énormément.

L'envers du décor, c'est que de nombreuses offres ne trouvent pas preneur...

Tous les chefs d'entreprise que je rencontre ont des difficultés de recrutement. Ils recherchent désormais plus le savoir-être (l'envie des candidats, leur esprit d'entreprise...) que le savoir-faire. Ils sont moins exigeants, ils s'adaptent au marché, quitte à investir dans la formation. Pour les caissiers, les serveurs, les techniciens du bâtiment et des travaux publics, les ouvriers qualifiés en électricité et en électronique, les infirmiers et les sages-femmes, nous avons plus d'offres d'emploi que de candidats.

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Publié dans economie

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