seine -saint -denis: 10 euros et un suicide à Drancy!
Ce drame n'est pas seulement un problème psychologique . Depuis Emile Durkeim ,nous savons que le suicide est un fait social ,ainsi la seine saint denis est classé au 54 rang sur 96,pour la surmortalité qui est la mortalité liée aux comportements individuels dont le suicide est une des composantes (voir notre étude sur le blog , l'enquéte de l'EXPRESS ).Ce drame interroge les poltiques sur la réalité sociale du département .Dans notre étude sur le blog (où vit-on le mieux en france? ),on a souligné la fracture sociale qui touche le département .Ainsi au classment qui se base sur des données objectives ,la seine saint denis est au 94e rang sur 96 départements en ce qui concerne la situation sociale ,alors que sa puissance économique est forte .Ce suicide est un fait social et politique et non psychologique .il ne faut pas naturaliser les faits sociaux .Derriére le substantialisme qui est un essentialisme ,il ya la sustantif,la pauvreté .Ce suicide est aussi un fait politique .il ya les mots pour le dire et malheureusement l'acte pour le dire !
noureddine elkarati ,le 24 juin 2008
Elle aurait tué ses enfants
avant de se suicider
Les enquêteurs privilégiaient, hier, l'hypothèse d'un drame familial.
La mère bénéficiait d'un suivi psychologique. Mais rien ne laissait prévoir un tel acte.
L 'APPARTEMENT est sous scellés, protégé par une porte anti-intrusion. Cest dans ce logement, au 6e étage de la cité Paul¬Vaillant-Couturier à Drancy, que Pa¬tricia, 45 ans, et deux de ses enfants, deux garçons de 21 mois et 10 ans, ont été découverts morts, samedi en fin de journée. Pour l'heure, l'en¬quête confiée à la police judiciaire privilégie hypothèse d'un drame fa¬milial : Patricia aurait tué ses deux enfants avant de se donner la mort Les corps des petits portaient des traces de coups de couteau, leur mère avait les veines tailladées. L'au¬topsie, dont les résultats ne sont pas encore connus, devrait dater précisé¬ment le décès et dire s'il y a eu prise de médicaments.
C'est l'aîné de la fratrie qui a dé¬couvert l'innommable, samedi. L'adolescent de 16 ans était parti chez sa grand-mère dans la semaine, et il était de passage à Drancy le week-end. C'est Kader, père du petit dernier et qui a été entendu par la police, s'inquiétant de ne pas avoir de nouvelles de Patricia, qui avait alerté sa belle-mère. Lorsqu'elle est arrivée, avec son petit-fils, la porte était verrouillée mais l'adolescent disposait d'un jeu de clés... Ils ont été pris en charge par une cellule psychologique. '
Suivie par
les services sociaux
Dans l'irrrrneuble de 11 étages, rue Roger-Petieu, le voisinage est sous le choc. Une voisine de palier a les larmes aux yeux à la seule idée d'évoquer ce qui a pu se produire à quelques portes de chez elle. Tous croisaient Patricia, dans les escaliers, sans imaginer qu'elle ait pu sombrer dans une telle détresse. « Il y a quelques mois, elle est venue me de¬mander 10 € pour acheter du lait pour son bébé, mais je n'avais pas d'argent sur moi », explique un loca¬taire qui depuis samedi n'en dort plus. 11 sait que Patricia a déjà em¬prunté de l'argent à d'autres loca¬taires, sans pour autant paraître « particulièrement dans le besoin ».
Patricia était connue des services
sociaux de la ville et du département Elle vivait du RMI, habitait dans un logement de l'office municipal HLM et avait fait des-démarches pour ob¬tenir des bons alimentaires en 2000 et 2001, pour changer d'apparte¬ment, pour que le fonds de solidarité énergie l'aide à payer EDF en 2005 et 2007. « A chaque fois, elle avait obtenu ce qu'elle demandait », ex¬plique Jean-Christophe Lagarde, dé¬puté-maire (Nouveau Centre). « Elle avait une dette de loyer de 2 500 € effacée par l'intervention du fonds
solidarité logement elle en avait été informée en février. Depuis, les paie¬ments reprenaient Loyers et charges déduits, il lui restait 865 € par mois pour vivre. Je l'avais reçue une fois en 2006, elle ne me semblait pas parti¬culièrement abattue, se souvient le maire. Tout cela est atroce et drama¬tique, mais malheureusement, on n'est pas dans la tête des gens. »
Pourquoi Patricia en serait-elle ve¬nue à une telle extrémité ? Pourquoi arracher à la vie ses deux plus jeunes enfants ? Pourquoi aucun mot pour
son aîné ? Selon nos informations, aucune ordonnance judiciaire n'avait encore été prononcée pou l'éventuel placement des enfants. Au conseil général, on indique qu'aucw signalement pour mauvais traite ment n'avait eu lieu. « La mère de fa mille bénéficiait d'un suivi psycllolo gigue et médical, et une réunies pluriprofessionnelle avait eu lieu ei décembre 2007. Une autre deva avoir lieu aujourd'hui (hier) », précis le conseil général.
Carole sterlé
source :le parisien du mardi 24 juin 2008
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