l'espace politique du 93 :histoire
La Seine-Saint-Denis est l'un des départements constituant la ceinture rouge historique de Paris. C'est un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contrôle encore la plupart des grandes mairies du département (Saint Denis, Aubervilliers, Bobigny, La Courneuve). C'est aujourd'hui l'un des deux départements, avec le Val-de-Marne, où le PCF dispose de la majorité relative des sièges au conseil général, après y avoir disposé de la majorité absolue de 1967 à 2001.
La Seine Saint Denis vote très majoritairement à gauche depuis fort longtemps, avec, cependant, quelques différences de comportements électoraux entre les communes issues de l'ancien département de la Seine et celles issues de l'ancienne Seine et Oise.
En 1968, année où le parti gaulliste UNR avait obtenu la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, il n'avait pu obtenir que 2 des 9 sièges de député du département, les 7 autres restant acquis au PCF.
En 1977, lors des élections municipales , la gauche obtint un résultat jamais atteint puisque 27 des 40 communes du département avaient élu un Maire communiste et 7 autres un Maire socialiste.
En 1979, la gauche disposait d'ailleurs de l'ensemble des parlementaires du département, celui ci comptant neuf députés communistes, quatre sénateurs communistes et deux sénateurs socialistes.
Aux élections municipales de 1983, la Droite a pu conquérir un certain nombre de municipalités et connaître de fait une émergence de nouvelles positions électives.
Sa faiblesse organisationnelle ( en termes de militants entre autres ) a toutefois permis au Front National de se positionner en force pendant une certaine période et damer le point à la droite parlementaire lors des consultations tenues dans les années 90.
La situation de la gauche a également évolué, avec un renforcement de l'influence du Parti Socialiste, prenant notamment appui sur les divisions et divergences d'approche des élus et organisations communistes dans le département, comme sur son évolution sociologique et l'aggravation de la situation sociale de nombreuses cités.
Toutefois, les plus récentes consultations électorales n'ont pas modifié les données essentielles : le département reste très largement influencé par les idées de gauche et les comportements électoraux d'une population en constante évolution n'ont pas véritablement varié. Les municipales et cantonales de 2008 devraient d'ailleurs confirmer cet ancrage à gauche, certaines communes aujourd'hui gérées par l'UMP ou l'UDF pouvant basculer.
A droite, cependant, la principale évolution de ce printemps 2008 est l'absence totale de listes d'extrême droite aux élections municipales, un peu plus de vingt ans après l'émergence du Front National.
Sur le plan de la représentation parlementaire, le département compte actuellement 4 députés communistes, 5 députés socialistes, 1 député Nouveau Centre et 3 députés UMP ; il compte également 2 sénateurs communistes, 1 sénateur socialiste, 1 sénatrice Verte, 2 sénateurs UMP.
Le département a également fourni, à plusieurs reprises, des ministres aux différents gouvernements qui se sont succédé depuis sa création.
Parmi ceux ci, on peut ainsi citer, dans la liste des élus séquano dionysiens ayant exercé des responsabilités ministérielles, les communistes Jack Ralite , ancien Ministre de la Santé en 1981, puis Ministre de l'Emploi en 1983; Marie George Buffet ancienne Ministre de la Jeunesse et des Sports de 1997 à 2002; les socialistes Alain Calmat , ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports de 1984 à 1986, Claude Bartolone ancien Ministre de la Ville de 1998 à 2002, Elisabeth Guigou ancienne Garde des Sceaux de 1997 à 2000, puis Ministre de l'Emploi et de la Solidarité de 2000 à 2002; les UMP Robert Pandraud Ministre délégué à la Sécurité de 1986 à 1988 et Eric Raoult , Ministre de la Ville de 1995 à 1997.
Notons toutefois qu'Alain Calmat, comme Elisabeth Guigou ont exercé des responsabilités ministérielles avant d'être élus en Seine Saint Denis.
La Seine-Saint-Denis est l'un des départements constituant la ceinture rouge historique de Paris. C'est un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contrôle encore la plupart des grandes mairies du département (Saint Denis, Aubervilliers, Bobigny, La Courneuve). C'est aujourd'hui l'un des deux départements, avec le Val-de-Marne, où le PCF dispose de la majorité relative des sièges au conseil général, après y avoir disposé de la majorité absolue de 1967 à 2001.
La Seine Saint Denis vote très majoritairement à gauche depuis fort longtemps, avec, cependant, quelques différences de comportements électoraux entre les communes issues de l'ancien département de la Seine et celles issues de l'ancienne Seine et Oise.
En 1968, année où le parti gaulliste UNR avait obtenu la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, il n'avait pu obtenir que 2 des 9 sièges de député du département, les 7 autres restant acquis au PCF.
En 1977, lors des élections municipales , la gauche obtint un résultat jamais atteint puisque 27 des 40 communes du département avaient élu un Maire communiste et 7 autres un Maire socialiste.
En 1979, la gauche disposait d'ailleurs de l'ensemble des parlementaires du département, celui ci comptant neuf députés communistes, quatre sénateurs communistes et deux sénateurs socialistes.
Aux élections municipales de 1983, la Droite a pu conquérir un certain nombre de municipalités et connaître de fait une émergence de nouvelles positions électives.
Sa faiblesse organisationnelle ( en termes de militants entre autres ) a toutefois permis au Front National de se positionner en force pendant une certaine période et damer le point à la droite parlementaire lors des consultations tenues dans les années 90.
La situation de la gauche a également évolué, avec un renforcement de l'influence du Parti Socialiste, prenant notamment appui sur les divisions et divergences d'approche des élus et organisations communistes dans le département, comme sur son évolution sociologique et l'aggravation de la situation sociale de nombreuses cités.
Toutefois, les plus récentes consultations électorales n'ont pas modifié les données essentielles : le département reste très largement influencé par les idées de gauche et les comportements électoraux d'une population en constante évolution n'ont pas véritablement varié. Les municipales et cantonales de 2008 devraient d'ailleurs confirmer cet ancrage à gauche, certaines communes aujourd'hui gérées par l'UMP ou l'UDF pouvant basculer.
A droite, cependant, la principale évolution de ce printemps 2008 est l'absence totale de listes d'extrême droite aux élections municipales, un peu plus de vingt ans après l'émergence du Front National.
Sur le plan de la représentation parlementaire, le département compte actuellement 4 députés communistes, 5 députés socialistes, 1 député Nouveau Centre et 3 députés UMP ; il compte également 2 sénateurs communistes, 1 sénateur socialiste, 1 sénatrice Verte, 2 sénateurs UMP.
Le département a également fourni, à plusieurs reprises, des ministres aux différents gouvernements qui se sont succédé depuis sa création.
Parmi ceux ci, on peut ainsi citer, dans la liste des élus séquano dionysiens ayant exercé des responsabilités ministérielles, les communistes Jack Ralite , ancien Ministre de la Santé en 1981, puis Ministre de l'Emploi en 1983; Marie George Buffet ancienne Ministre de la Jeunesse et des Sports de 1997 à 2002; les socialistes Alain Calmat , ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports de 1984 à 1986, Claude Bartolone ancien Ministre de la Ville de 1998 à 2002, Elisabeth Guigou ancienne Garde des Sceaux de 1997 à 2000, puis Ministre de l'Emploi et de la Solidarité de 2000 à 2002; les UMP Robert Pandraud Ministre délégué à la Sécurité de 1986 à 1988 et Eric Raoult , Ministre de la Ville de 1995 à 1997.
Notons toutefois qu'Alain Calmat, comme Elisabeth Guigou ont exercé des responsabilités ministérielles avant d'être élus en Seine Saint Denis.
La Seine-Saint-Denis est l'un des départements constituant la ceinture rouge historique de Paris. C'est un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contrôle encore la plupart des grandes mairies du département (Saint Denis, Aubervilliers, Bobigny, La Courneuve). C'est aujourd'hui l'un des deux départements, avec le Val-de-Marne, où le PCF dispose de la majorité relative des sièges au conseil général, après y avoir disposé de la majorité absolue de 1967 à 2001.
La Seine Saint Denis vote très majoritairement à gauche depuis fort longtemps, avec, cependant, quelques différences de comportements électoraux entre les communes issues de l'ancien département de la Seine et celles issues de l'ancienne Seine et Oise.
En 1968, année où le parti gaulliste UNR avait obtenu la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, il n'avait pu obtenir que 2 des 9 sièges de député du département, les 7 autres restant acquis au PCF.
En 1977, lors des élections municipales , la gauche obtint un résultat jamais atteint puisque 27 des 40 communes du département avaient élu un Maire communiste et 7 autres un Maire socialiste.
En 1979, la gauche disposait d'ailleurs de l'ensemble des parlementaires du département, celui ci comptant neuf députés communistes, quatre sénateurs communistes et deux sénateurs socialistes.
Aux élections municipales de 1983, la Droite a pu conquérir un certain nombre de municipalités et connaître de fait une émergence de nouvelles positions électives.
Sa faiblesse organisationnelle ( en termes de militants entre autres ) a toutefois permis au Front National de se positionner en force pendant une certaine période et damer le point à la droite parlementaire lors des consultations tenues dans les années 90.
La situation de la gauche a également évolué, avec un renforcement de l'influence du Parti Socialiste, prenant notamment appui sur les divisions et divergences d'approche des élus et organisations communistes dans le département, comme sur son évolution sociologique et l'aggravation de la situation sociale de nombreuses cités.
Toutefois, les plus récentes consultations électorales n'ont pas modifié les données essentielles : le département reste très largement influencé par les idées de gauche et les comportements électoraux d'une population en constante évolution n'ont pas véritablement varié. Les municipales et cantonales de 2008 devraient d'ailleurs confirmer cet ancrage à gauche, certaines communes aujourd'hui gérées par l'UMP ou l'UDF pouvant basculer.
A droite, cependant, la principale évolution de ce printemps 2008 est l'absence totale de listes d'extrême droite aux élections municipales, un peu plus de vingt ans après l'émergence du Front National.
Sur le plan de la représentation parlementaire, le département compte actuellement 4 députés communistes, 5 députés socialistes, 1 député Nouveau Centre et 3 députés UMP ; il compte également 2 sénateurs communistes, 1 sénateur socialiste, 1 sénatrice Verte, 2 sénateurs UMP.
Le département a également fourni, à plusieurs reprises, des ministres aux différents gouvernements qui se sont succédé depuis sa création.
Parmi ceux ci, on peut ainsi citer, dans la liste des élus séquano dionysiens ayant exercé des responsabilités ministérielles, les communistes Jack Ralite , ancien Ministre de la Santé en 1981, puis Ministre de l'Emploi en 1983; Marie George Buffet ancienne Ministre de la Jeunesse et des Sports de 1997 à 2002; les socialistes Alain Calmat , ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports de 1984 à 1986, Claude Bartolone ancien Ministre de la Ville de 1998 à 2002, Elisabeth Guigou ancienne Garde des Sceaux de 1997 à 2000, puis Ministre de l'Emploi et de la Solidarité de 2000 à 2002; les UMP Robert Pandraud Ministre délégué à la Sécurité de 1986 à 1988 et Eric Raoult , Ministre de la Ville de 1995 à 1997.
Notons toutefois qu'Alain Calmat, comme Elisabeth Guigou ont exercé des responsabilités ministérielles avant d'être élus en Seine Saint Denis.