En Seine-Saint-Denis, une hausse continue de la violence depuis 2002

Publié le par noureddine elkarati


           
 
Des policiers patrouillent le 23 novembre 2009 dans le centre commercial Bobigny 2 à Bobigny.
AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI
Des policiers patrouillent le 23 novembre 2009 dans le centre commercial Bobigny 2 à Bobigny.
source:le monde



Une augmentation des "crimes et délits contre les personnes" de 42,4 % en huit ans : les données collectées par Le Monde à partir des rapports annuels du ministère de l'intérieur sur la "criminalité et la délinquance constatées " témoignent de la dégradation de la situation sécuritaire de la Seine-Saint-Denis entre 2002 et 2009 malgré les promesses de Nicolas Sarkozy et des gouvernements successifs de "mettre fin aux zones de non-droit" dans ce département.



L'analyse des données détaillées montre une diminution significative des infractions les moins graves, portant sur les biens, notamment les vols de véhicules (-36,6%) ou les dégradations et incendies de voiture (-27,7%), et une augmentation importante des atteintes aux personnes, notamment des violences. Le nombre de dépôts de plainte pour "coups et blessures" a augmenté de 53%. Les violences contre les personnes dépositaires de l'autorité, notamment les policiers, ont crû de 30%. Les vols avec violence ont augmenté de 15% sur cette période.

Cette dégradation éclaire la décision de l'Elysée, en avril, de nommer comme préfet de la Seine-Saint-Denis un "policier à poigne", Christian Lambert, ancien patron du RAID. Cinq mois après son installation, le nouveau préfet reconnait que le département est confronté à "une forte délinquance" et à un niveau élevé de violences.

"Les stupéfiants sont le problème numéro 1. Nous faisons face à une organisation beaucoup plus solide qu'on ne le pense", explique l'ancien policier. Le préfet insiste aussi sur le rôle tenu par les mineurs dans cette criminalité. "Certains jours, on a 40% des personnes en garde-à-vue qui sont des mineurs", note le haut fonctionnaire. Il estime que 2 500 à 3 000 jeunes "posent problème". Depuis la prise de fonction du préfet, près de 2500 opérations dans les halls d'immeuble ont été conduites.


Luc Bronner
source :le monnde

Publié dans histoire urbaine

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