Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 06:01
17/10/2010 | Mise à jour : 14:38 Réactions (33)

Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis a adopté aujourd'hui un plan d'investissement public-privé de 703 millions d'euros en faveur des collèges du département, en l'absence des groupes communiste et de droite.

Le projet, qui prévoit un financement en majorité basé sur un partenariat public-privé, doit permettre la construction ou la rénovation de 21 collèges d'ici 2015. "Nous avons une poussée démographique que personne jusqu'ici n'a voulu voir et qui, si nous n'agissons pas, mettra 5.000 gamins à la rue dans 5 ans", a expliqué le président PS du Conseil général, Claude Bartolone.

"Les socialistes présentaient la Seine-Saint-Denis comme un département en faillite il y a six mois, aujourd'hui ils proposent un plan exceptionnel de 703 millions d'euros, cela manque de cohérence", ont réagi l'UMP et le Nouveau centre dans un communiqué.

"Si les partenariats privés-publics ont été créés par les entreprises, ce n'est pas pour nos beaux yeux mais bien pour en tirer le plus de profits possibles, au global on risque un doublement de la dette du département", a déclaré le seul élu communiste présent, Jean-Jacques Karman. En votant contre, Jean-Jacques Karman a tenu à préciser qu'il "était pour la réponse apportée aux besoins mais contre le choix fait pour son financement".

Le vote devait se tenir jeudi mais n'avait pas eu lieu, les groupes communiste et UMP-NC se retirant avant la fin de la séance

source : le figaro

Par noureddine elkarati - Publié dans : social - Communauté : observatoire du 93
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Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 16:15

           
 
Des policiers patrouillent le 23 novembre 2009 dans le centre commercial Bobigny 2 à Bobigny.
AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI
Des policiers patrouillent le 23 novembre 2009 dans le centre commercial Bobigny 2 à Bobigny.
source:le monde



Une augmentation des "crimes et délits contre les personnes" de 42,4 % en huit ans : les données collectées par Le Monde à partir des rapports annuels du ministère de l'intérieur sur la "criminalité et la délinquance constatées " témoignent de la dégradation de la situation sécuritaire de la Seine-Saint-Denis entre 2002 et 2009 malgré les promesses de Nicolas Sarkozy et des gouvernements successifs de "mettre fin aux zones de non-droit" dans ce département.



L'analyse des données détaillées montre une diminution significative des infractions les moins graves, portant sur les biens, notamment les vols de véhicules (-36,6%) ou les dégradations et incendies de voiture (-27,7%), et une augmentation importante des atteintes aux personnes, notamment des violences. Le nombre de dépôts de plainte pour "coups et blessures" a augmenté de 53%. Les violences contre les personnes dépositaires de l'autorité, notamment les policiers, ont crû de 30%. Les vols avec violence ont augmenté de 15% sur cette période.

Cette dégradation éclaire la décision de l'Elysée, en avril, de nommer comme préfet de la Seine-Saint-Denis un "policier à poigne", Christian Lambert, ancien patron du RAID. Cinq mois après son installation, le nouveau préfet reconnait que le département est confronté à "une forte délinquance" et à un niveau élevé de violences.

"Les stupéfiants sont le problème numéro 1. Nous faisons face à une organisation beaucoup plus solide qu'on ne le pense", explique l'ancien policier. Le préfet insiste aussi sur le rôle tenu par les mineurs dans cette criminalité. "Certains jours, on a 40% des personnes en garde-à-vue qui sont des mineurs", note le haut fonctionnaire. Il estime que 2 500 à 3 000 jeunes "posent problème". Depuis la prise de fonction du préfet, près de 2500 opérations dans les halls d'immeuble ont été conduites.


Luc Bronner
source :le monnde
Par noureddine elkarati - Publié dans : histoire urbaine - Communauté : observatoire du 93
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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 13:14

Les Roms, immigrés de la misère

Par Boris Thiolay, Mahaut Chantrel, Abdel Pitroipa, publié le 28/07/2010 à 08:08

  
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Le 6 juillet, des CRS délogeaient 150 occupants roms des baraquements insalubres du Hanul, un quartier de Saint-Denis.  

AFP PHOTO PAUL SZAJNER

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La petite rue, à la lisière de Pantin et d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), paraît déserte. A côté d'un entrepôt désaffecté, un lourd portail est recouvert de bâches en plastique. Derrière s'ouvre un autre monde. A l'entrée, une montagne de détritus achève d'engloutir une carcasse de bagnole. 50 mètres plus loin, 180 personnes, dont 50 enfants, s'entassent dans des cahutes faites de bric et de broc. Deux jeunes femmes en fichu discutent sur un canapé dézingué. Des gamins cul nu jouent à côté d'elles.  

L'accueil est franchement réservé mais, finalement, Marius, 24 ans, accepte de parler. Rom, comme tous les autres, il est arrivé de Bucarest (Roumanie) en 2007, avec sa famille - "dix gros [adultes] et huit petits". Ils ont vécu deux ans dans un premier bidonville, à Saint-Ouen, une commune voisine, avant d'en être chassés. "Ici, il n'y pas d'eau. Il faut aller en chercher à l'école, à côté, pour la lessive, et acheter des bouteilles, pour boire", explique le jeune homme. Pas de toilettes non plus dans ce cloaque à ciel ouvert.  

Une affaire nationale

Aucun des 50 enfants du bidonville n'est scolarisé. A l'image d'Albert, 7 ans, qui arbore un tee-shirt frappé du slogan "Mais moi je t'aime". Comment survit-on dans un endroit pareil? D'après Marius, les hommes récupèrent de la ferraille. Les femmes, elles, fouillent les poubelles et font la manche. De manière plus ou moins agressive, comme ces deux mendiantes croisées une heure plus tôt. A la caisse d'un fast-food, elles échangeaient des piles de pièces soigneusement triées contre des billets. Montant du butin: 50 euros. En attendant, ici, tout le monde vit dans l'angoisse de la prochaine expulsion.  

Car les Roms sont dans la ligne de mire des autorités. En Seine-Saint-Denis, où ils seraient 2 600 environ, plusieurs bidonvilles et abris de fortune ont été détruits ces dernières semaines. Le 6 juillet, 150 personnes ont été chassées du Hanul, un quartier de Saint-Denis où elles habitaient, depuis dix ans, dans des baraquements.  

Mais l'affaire prend désormais une dimension nationale, à la suite d'un fait divers tragique. Le 17 juillet, à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), un jeune homme issu de la communauté du voyage a été tué par le tir d'un gendarme alors que la voiture dans laquelle il se trouvait avait, semble-t-il, forcé un contrôle routier. Le lendemain, une cinquantaine de gens du voyage, armés de haches et de barres de fer, semaient la panique dans cette commune de 3400 habitants, attaquant la gendarmerie et brûlant des voitures.  

Un statut "kafkaïen"

Aussitôt, Nicolas Sarkozy annonçait la tenue à l'Elysée, ce mercredi 28 juillet, d'une réunion sur "les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". Cette réunion doit faire "le point de la situation de tous les départements et décider les expulsions de tous les campements en situation irrégulière". Une annonce qui suscite l'indignation de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), d'Amnesty International et de la Ligue des droits de l'homme (LDH). Les associations de défense des gens du voyage dénoncent "une confusion entre gens du voyage et Roms, renforçant l'inutile et dangereuse ethnicisation du débat".  

Les Roms, immigrés de la misère

AFP / PAUL SZAJNER

Le statut des Roms est un casse-tête juridique.  

Concrètement, qui sera visé par ces expulsions? Cela concerne-t-il les gens du voyage français qui, à l'occasion, occupent illégalement un terrain avec leurs caravanes? "Dix ans après la loi qui oblige les communes de plus de 5 000 habitants à offrir une aire d'accueil, moins de 30% des installations prévues sont disponibles", rétorquent les associations. Ces mesures cibleront-elles plus particulièrement les quelque 15 000 Roms roumains et bulgares vivant dans des bidonvilles? "Leur statut juridique est kafkaïen, souligne Henri Braun, avocat des associations roms. Depuis 2007, ils sont ressortissants européens et peuvent venir librement en France. Mais, une fois sur place, ils doivent obtenir une autorisation spéciale de la préfecture pour travailler, et l'employeur potentiel doit payer une taxe." Plutôt dissuasif. Faute de revenus suffisants, les personnes en situation irrégulière sont renvoyées dans leur pays d'origine. Sur les 29 000 étrangers expulsés en 2009, 8 000 étaient roms... Une manière à peine déguisée de remplir les quotas d'expulsion, quand ces "volontaires" se voient remettre 300 euros par adulte et 100 euros par enfant au titre de l'aide au retour humanitaire. Avant de revenir tranquillement en France... "Certains font deux à trois allers-retours par an", soupire un travailleur social.  

Cette immigration de la misère est-elle condamnée à rester un puits sans fond? Pas forcément. Depuis 2006, cinq communes de la Seine-Saint-Denis ont ouvert un village d'insertion pour des familles roms. Dans celui d'Aubervilliers, une quinzaine de mobile-homes ocre se nichent derrière une enceinte. Les visites sont filtrées, pour éviter l'installation de squatteurs. Les familles versent 50 euros pour être logées. En contrepartie, elles s'engagent à scolariser leurs enfants, à renoncer à la mendicité et à chercher un emploi. En France depuis 2001, Robert Berbecar, 30 ans, a connu "les bidonvilles, le travail au noir à 20 euros la journée dans un abattoir". Il reçoit dans son F 5 propret, décoré de voilages et de fleurs artificielles, où il vit avec sa femme, ses quatre enfants et sa soeur, handicapée. Robert se lève tous les jours à 5h30: il jardine dans les espaces verts des environs. "Je gagne dix fois ce qu'on me donnerait en Roumanie", dit-il fièrement. M. Berbecar est-il un Rom heureux? "Mon frère vit tout près d'ici, dans un squat, avec 15 enfants. Ils vont être expulsés..." Où échoueront-ils ? En Roumanie ? Ou bien quelques centaines de mètres plus loin?   source :l'epress.fr

Par noureddine elkarati - Publié dans : histoire urbaine - Communauté : observatoire du 93
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 11:58

Le Conseil général de Seine-Saint-Denis a dressé le bilan de l'auto-entrepreneuriat au niveau du département. Un Après un résumé des avantages et inconvénients relatifs au statut d'auto-entrepreneur, le Conseil général rappelle que la création d'entreprise en Île-de-France a été soutenu par ce nouveau statut : hors auto-entrepreneuriat, les créations d'entreprise sont en 2009 en baisse de 16,7 % par rapport à 2008.

En 2009, en Seine-Saint-Denis, l'auto-entrepreneuriat a représenté 46 % des créations d'entreprise, contre 50,3 % en Île-de-France. Des créations aux dépens des artisans et des mono-entreprises si l'on en croit la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA 93).

Le Conseil général conclut toutefois par une réflexion du Tribunal de commerce pour qui ce statut a permis une relative résistance à la crise.

 

source ;l'atelier

Par noureddine elkarati - Publié dans : economie - Communauté : observatoire du 93
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 04:39

 

A droite comme à gauche, ils dénoncent l’abandon de leurs territoires, et redoutent de nouvelles émeutes. Et pétitionnent dans le JDD.

Il regarde la pancarte sur le fronton de sa mairie, où la peinture s'effrite un peu: "Un tram-train jusqu'à Clichy-Montfermeil". "Il fût un temps où un tram venait la place de l'Opéra jusqu'à Montfermeil, pour emmener les Parisiens en villégiature", se souvient Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil. Il précise: "L'opéra de Paris." Le dernier tram s'est arrêté de circuler en 1938. Triste histoire d’une commune de 27.000 habitants, aujourd'hui enclavée dans le "9-3", à plus d'une heure de transport en commun de la capitale.

Xavier Lemoine est un édile en colère. Comme beaucoup de ses collègues. Certains en ont marre de "jouer les pompiers", vingt-quatre heures sur vingt-quatre. D'autres de voir leurs finances s'assécher, les services publics se désengager de leur territoire, les reléguant encore un peu plus en marge de la République. De craindre que la situation ne "dégénère à tout moment", avec au bout du désespoir, "des violences et de nouvelles émeutes, comme en 2005". Comme à Villiers-sur-Marne, jeudi, où une policière municipale est décédée dans une fusillade. Ce sont ces maires au bord de la crise de nerf, souvent de gauche mais aussi de droute, qui signent dans le JDD l’appel rédigé par Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, où avaient démarré les émeutes de novembre 2005. Un cri d’alafrme, avant l’installation mardi du nouveau Conseil National des Villes.

"Les banlieues françaises deviennent des ghettos à l'américaine"

"Si le Premier ministre n'annonce rien, ce sera une déclaration de guerre contre les quartiers, s'emporte François Pupponi, maire PS de Sarcelles (Val-d'Oise). Ça va péter, on le sent sur le terrain. Beaucoup de jeunes basculent dans la grande délinquance." Eric Raoult, maire UMP du Raincy (Seine-Saint-Denis), confirme lui aussi que certains quartiers sont devenus des "supérettes de la toxicomanie". "En perquisitionnant une tour à Tremblay, on a retrouvé 30 kg d'héroïne, un million d'euros et une machine pour compter les billets, comme dans une banque! Il y a une vraie économie souterraine. Les banlieues françaises deviennent des ghettos à l'américaine."

Dans sa commune de "15.000 habitants", où il a "15.000 raisons d'être en colère", Sébastien Pietrasanta, maire PS d'Asnières (Hauts-de-Seine), a vu le commissaire adjoint et le commandant de police "partir, mais sans être remplacés". A quelques encablures du commissariat, pourtant, des bandes concurrentes d'Asnières, de Colombes et de Gennevilliers s'affrontent chaque semaine pour le contrôle de la station de métro des Courtilles. A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le socialiste Gérard Ségura, lui, ne mettrait "même pas son chien" au commissariat. "Vous attendez des heures, il est moyenâgeux, innommable. On nous a dit qu'on allait rénover, puis plus rien."

"La rue et la cage d'escalier prennent les gamins en main "

A quelques pâtés de maison dudit commissariat, le maire D'Aulnay-sous-Bois est aujourd'hui en train de désamianter une usine, à côté d'une école maternelle. Plusieurs personnes sont mortes, contaminées par l’amiante. "C'est une bombe atomique et nous n'avons pas un rond de l'Etat pour s'en occuper." De l'autre côté de la Nationale 3, Xavier Lemoine dénonce, lui, "les crèches clandestines" dans les immeubles, les "syndicats confessionnels" dans les entreprises, les femmes voilées qui, à l'hôpital de Montfermeil, "refusent de se faire examiner par un homme". Il pointe un problème avant tout d'ordre "culturel": "On en est à apprendre à certaines personnes à ne pas jeter les poubelles par les fenêtres… Ce sont la rue et la cage d'escalier qui prennent les gamins en main." Le maire de Derancy, (Seine-Saint-Denis), le Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde, est tout aussi désabusé. "Ça fait trente ans qu'on a accepté la ségrégation territoriale et sociale dans ces quartiers. C'est suicidaire pour la République. Tout ça parce que certaines communes riches ont refusé de modifier la carte des Zones urbaines sensibles, pour ne pas perdre leur manne!"

Les élus ne s’en prennent pas directement à Fadela Amara et à son plan Espoir Banlieue qui "capote", même s’ils n’ont "rien vu venir". "Elle n'a aucun moyen, tout le monde lui a savonné la planche", dénonce Sébastien Pietrasanta. "Il faut qu'elle soit rattachée au Premier ministre, pour avoir plus de poids", propose Xavier Lemoine. Une proposition également faite hier par l'association Ville et banlieue. Les maires aimeraient "faire des actions en commun, mais on est trop pris par le quotidien", dénonce François Asensi, maire PCF de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). "La nuit, qui va éteindre les incendies? C'est nous", déplore Dilain. Pour le maire Europe Ecologie de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, "les maires sont sur la plage, ils courent et le tsunami, les rattrapent". Lui ne demande qu'une chose pour sa ville: "la normalité

source;jdd.fr

Par noureddine elkarati - Publié dans : histoire urbaine - Communauté : observatoire du 93
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 12:04
source ;le parisien
Par noureddine elkarati - Publié dans : economie - Communauté : observatoire du 93
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 10:50

Rendez-vous en France à Saint-Denis dans 35 jours


Du vendredi 9 avril 2010 au lundi 9 août 2010






Cette exposition présentera l’image des Gaulois en Seine-Saint-Denis. Les études menées depuis 20 ans, tant à Bobigny qu’à Saint-Denis, refondent cette image en révélant au public une campagne d’Ile-de-France très occupée.

A travers l’artisanat, elle expose la richesse et la qualité du travail des forgerons gaulois. Le public pourra ainsi aborder tant l’histoire du territoire que l’histoire des techniques mais aussi la diversité des matières mises en œuvre par les hommes.


RER D Saint-Denis
Métro Saint-Denis Porte de Paris
Bus : 156, 155, 170, 178, 174


Du vendredi 9 avril au lundi 9 août 2010 :
Voir l horaire
Par noureddine elkarati - Publié dans : culture , arts ,sport - Communauté : observatoire du 93
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 11:38

Pleyel, le plus ancien fabriquant de pianos du monde, se réimplante sur son site de fabrication historique, en Seine-Saint-Denis, en misant sur le haut de gamme.

Par SIBYLLE VINCENDON

Pleyel est n nom qui flotte dans la tête des gens à la rubrique embouteillages: «sept kilomètres de retenue sur l’A86 à hauteur du carrefour Pleyel…». Et pour les Parisiens, Pleyel est une tour de bureaux dans le paysage de la banlieue de Seine-Saint-Denis. Ici s’élevaient, à la fin du XIXe siècle, les bâtiments de la plus ancienne fabrique de pianos du monde. Sur de jolies planches dessinées parues dans l’Illustration, en 1870, on voit les «chantiers ateliers», les «séchoirs», les bureaux, les cheminées… L’usine en somme. Cinq hectares et demi, 600 ouvriers, 1 200 instruments produits par an. Une réussite de l’époque.

Autre paysage un siècle et demi plus tard. On cherche les pianos Pleyel à Saint-Denis et on tombe sur un immeuble à façades miroir, partagé avec l’administration qui gère nos stocks de vaccins antigrippe A. Entrée discrète dans la cour, introuvable même. Après des ennuis en cascade, des dépôts de bilan, des reprises hasardeuses, Pleyel a rétréci, déménagé, failli disparaître et pourtant, depuis deux ans, revoici Pleyel dans le berceau de sa gloire, à Saint-Denis. En modèle réduit. Un rez-de chaussée de la taille d’une supérette, qui abritait une imprimerie. «Ici, dit Arnaud Marion, le directeur du lieu, vous êtes dans une grande ébénisterie.» Un peu plus que cela à vrai dire, puisque les quinze employés exercent en fait «vingt métiers», répartis dans les trois champs de la menuiserie, de l’ébénisterie et de la lutherie. Un grand artisanat d’art qui ne fabrique plus qu’une quinzaine de pianos chaque année, pour des clients fortunés.

De père en fils

Arnaud Marion explique qu’il était «absolument évident de revenir ici. Pleyel à Saint-Denis, c’est quand même nous!» ajoute-t-il. Francis Dubrac, président de l’Office de tourisme de Saint-Denis et de l’agence de développement économique de la Seine-Saint-Denis, voit, de son côté, «un symbole» dans le retour de la manufacture Pleyel, celui du «renouveau industriel de notre territoire». A échelle minuscule, car sur la Plaine Saint-Denis, autour du Stade de France, ce sont plutôt des gros pâtés de bureaux qui fleurissent.

Une réindustrialisation, alors ? Ne rêvons pas. L’histoire de Pleyel est typique de la manière dont survivent en France certains triomphes industriels du XIXe siècle malmenés par le XXe. Fondés en 1807 par Ignace Pleyel, compositeur prolifique contemporain de Mozart, les pianos furent une diversification pour cet auteur et éditeur (1). Pendant plus de cent ans, de père en fils, d’associé en gendre d’associé, la firme va prospérer sous la houlette de dirigeants musiciens et inventifs. Ils accumulent les brevets et pratiquent le marketing avant l’heure. Le fils, Camille Pleyel, mise sur les jeunes artistes de son temps, à la manière d’un équipementier sportif sponsorisant des champions.

Ainsi, vers 1830, Pleyel devient-il le fournisseur du prometteur Frédéric Chopin. Les noms de Liszt ou Saint-Saëns sont aussi associés au Pleyel, «le piano romantique par excellence», rappelle Arnaud Marion. Au passage, Camille Pleyel invente la salle de concert permanente comme on l’entend aujourd’hui, remplaçante du salon de musique chez les marquises. D’où la salle Pleyel, à Paris. Le côté industriel progresse à l’avenant, avec l’installation à Saint-Denis en 1865.

En 1929, c’est la crise pour Pleyel comme pour tout le monde. La firme est reprise par son banquier, le Crédit lyonnais, situation qui ne présage généralement rien de bon pour les avenirs industriels. De fait, l’usine passe de main en main, et pas les meilleures. Dégringolades et relances se succèdent. Ainsi arrive-t-on à 1971, où les pouvoirs publics s’en mêlent. Ils négocient des aides contre un déménagement vers une zone en reconversion, un site des Charbonnages de France à Alès (Gard).

Une stratégie commerciale ratée s’ajoute à ces malheurs. «L’idée, raconte Arnaud Marion, était de faire les trois gammes de pianos dans la même usine. Le nom Pleyel se trouvait entaché par des pianos assez bas de gamme.» Et peu vendables : entre-temps, Tchèques, Coréens et Chinois débarquaient. «Quand eux vendaient un instrument à 2 000 euros, il nous fallait 3 000 euros de matériel sans même avoir commencé à travailler», explique Arnaud Marion. Le marché, dit-il, «se paupérisait».

Marion n’est pas un musicien, ni un de ces ingénieurs qui ont fait la réputation de Pleyel. C’est un «restructurateur d’entreprise», comme il le dit lui-même. Il est arrivé chez Pleyel en 2002, à la demande du nouveau propriétaire, Hubert Martigny, président d’Altran Technologies.

Table d’harmonie

L’usine est un foyer de pertes. Diplômé de Sciences-Po, ancien d’Arthur Andersen, Marion décide de supprimer la fabrication de pianos droits, de revenir en région parisienne et de réorienter la production vers le haut de gamme. Bref, de fermer Alès. «Pleyel, je l’ai restructuré deux fois et j’ai eu zéro heure de débrayage. Et j’ai proposé à tous un poste à Saint-Denis.» Vue côté CGT de l’époque, l’histoire est un peu moins rose. «Très peu de salariés ont accepté le départ», se souvient un ancien délégué. L’essentiel des 75 employés de Pleyel a dû partir. Quant à la proposition d’accompagner l’entreprise vers la région parisienne, «elle n’a été faite qu’à une dizaine de personnes, poursuit-il. Un facteur de piano, un menuisier spécialisé, ça ne se trouve pas facilement».

Arnaud Marion veut se démarquer de l’image des désosseurs sans foi ni loi. Consultant, il a créé en 2001 le cabinet Trans Consult International. Sur son site, on lit que ce cabinet est spécialisé dans «la gestion des conflits avec une approche socialement responsable» et qu’il agit «sans jamais rechercher le conflit». Arnaud Marion affirme que les opérations qu’il mène visent à «préserver les savoir-faire rares». Il préside d’ailleurs l’association des Entreprises du patrimoine vivant, label créé au début des années 2000 par les pouvoirs publics et dans lequel on trouve de beaux fleurons comme les cristaux Baccarat, les porcelaines Haviland, les jouets Vilac ou les parfums Guerlain.

Le directeur fait visiter la manufacture Pleyel en élève appliqué qui connaît tout de la fabrication de «cet environnement de contraintes qu’est un piano : seule la corde doit vibrer, rien d’autre». Table d’harmonie, ceinture, barres de cadres, chevalet, laques, clavier : la revue est complète. «Un piano, c’est 5 000 pièces, dont 3 000 pour le clavier», explique-t-il. Au fil de la visite, il désigne le chef menuisier, ancien fabricant de meubles d’art, l’ébéniste, jeune fille sortie de l’école Boulle, le facteur, élève en alternance pour un brevet des métiers d’art… Quinze personnes travaillent là, dont quatre filles.

Classes de cinquième

On voit un piano en «ébène de Macassar», destiné «à un yacht». Sur un écran, l’image d’un «piano que nous allons faire avec un décor autrichien du XIIIe siècle. On aurait préféré une tendance florentine mais c’était pour un chalet à Gstaad…» Les instruments Pleyel d’aujourd’hui coûtent entre 40 000 et 200 000 euros. Tout cela se positionne sur le marché de «l’art de vivre», selon le terme du directeur, celui des concertistes étant trusté par l’américain Steinway.

Des produits de grand luxe, un tout petit nombre d’emplois, un chiffre d’affaires annuel de 2 millions d’euros qui ne doit pas représenter une fortune en taxe professionnelle… Qu’apporte la manufacture Pleyel à Saint-Denis aujourd’hui ? «De l’image, estime Francis Dubrac, le président de l’agence de développement économique. Dire que les pianos Pleyel sont revenus à Saint-Denis, c’est dire que Saint-Denis est attractif. C’est une enseigne.» Et une ouverture sur le voisinage : «Nous recevons 5 000 visiteurs par an», souligne Arnaud Marion. La romancière Valentine Goby leur a même amené des enfants de Segpa, les sections des élèves les plus en échec scolaire, venus des classes de cinquième du collège Rosa-Luxembourg d’Aubervilliers. Ils faisaient ensemble un atelier «Musique et écriture». L’écrivaine a monté un partenariat avec Pleyel.

Les gamins ont visité la manufacture, bien sûr. Mais ils sont également allés à la salle Pleyel, où ils ont rencontré là Philippe Walter, un musicien de jazz; «pour voir qu’une salle de concert peut être autre chose que le Zénith», note Arnaud Marion. Philippe Walter appréhendait un peu ce public «en difficulté». Et puis, «on a commencé par de la musique africaine et la glace s’est rompue, se souvient le musicien. On est passés par toutes les musiques du monde. A la fin de la deuxième session, ils jouaient tout seuls avec quelques codes que je leur ai donnés». Et eux, ils ont donné à Walter «l’envie de continuer dans cette voie».

Qu’apporte, en définitive, Pleyel à Saint-Denis? La dernière manufacture de pianos en France. Ce n’est pas rien.

(1) «Pleyel, une histoire tournée vers l’avenir», par Arnaud Marion, La Martinière.

 
source: libération

Par noureddine elkarati - Publié dans : histoire urbaine - Communauté : observatoire du 93
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 11:34

 

LE MONDE |

 

Avec plus d'une centaine de lieux de culte musulman, la Seine-Saint-Denis est l'un des départements de France où la présence de l'islam est la plus visible et la plus ancienne. Son développement s'est appuyé sur les foyers de travailleurs immigrés dès les années 1960. "Cela a favorisé la création de lieux de culte multiples et relativement indépendants des pays d'origine ou des grandes fédérations représentatives, comme l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), la Grande Mosquée de Paris, ou les fédérations marocaines", explique Bernard Godard, auteur de l'ouvrage Les Musulmans de France (éd. Robert Laffont, 2007). Aujourd'hui, la fréquentation des mosquées reste marquée par la diversité géographique de la population immigrée, venue du Maghreb, d'Afrique, d'Asie, de Turquie...

Dans ce contexte, et en l'absence d'une mosquée-cathédrale, susceptible de drainer des milliers de fidèles, les acteurs musulmans de Seine-Saint-Denis se partagent la gestion des mosquées et la représentativité auprès des pouvoirs publics. L'UOIF y a implanté ses principales institutions : son siège et sa mosquée à La Courneuve, son centre de formation à Saint-Denis.

En 2001, une nouvelle génération de musulmans, pour certains issus de l'UOIF, s'est organisée au sein de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93). En quelques années, les élus locaux, de droite et de gauche, en ont fait un interlocuteur crédible de la communauté musulmane, assistant avec constance aux dîners de rupture de jeûne organisés lors du mois du ramadan.

Depuis les années 1990, la Seine-Saint-Denis abrite aussi plusieurs mosquées salafistes, tenantes d'un islam radical, et indépendantes de toute obédience nationale ou associative. Le tabligh, mouvement piétiste, apolitique, y est aussi bien représenté. C'est de cette mouvance qu'est issu Hassen Chalghoumi.

Cette situation éclatée, sans véritable leadership, explique, en partie, l'implantation de M. Chalghoumi, à Drancy, et sa tentative d'y recréer une conférence des imams de France, lancée en juin 2009, en présence des élus locaux et de... Christine Boutin, alors ministre du logement. Restée discrète depuis lors, la conférence n'est pas parvenue à s'imposer aux côtés des instances existantes.

La visibilité de M. Chalghoumi a en revanche fait de l'ombre aux autres voix musulmanes du département.

Stéphanie Le Bars

source :lemonde

Par noureddine elkarati - Publié dans : geographie - Communauté : observatoire du 93
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 12:11

Communiqué :

« Le 27ème festival Banlieues Bleues aura lieu du 12 mars au 16 avril 2010 dans les 15 villes de Seine-Saint-Denis partenaires. Voici dévoilés l’intégralité de la programmation de cette nouvelle édition-odyssée de jazz en Seine-Saint-Denis, ainsi que le haut de l’affiche-image…

Les voix féminines seront particulièrement à l’honneur cette année, avec, excusez du peu, Buika, Cristina Zavalloni, Omara Portuondo, Rokia Traoré, Sandra Nkaké, Nathalie Natiembé… Les chanteurs ne seront pas en reste, avec Beñat Achiary, l’hommage à Nougaro d’André Ceccarelli, deux groupes de Gnaouas du Maroc, ou encore un grandiose final flamenco à la MC93 avec Miguel Poveda et Enrique Morente.

L’ouverture du festival clôture l’Année de la Turquie en France, avec deux projets illustrant l’effervescence de la scène turque dans ses associations avec les scènes new-yorkaises ou européennes : une version spéciale du Nublu Orchestra « conduit » par Lawrence D. Butch Morris, et le lendemain une Istanbul Session du saxophoniste Ilhan Ersahin qui invite Erik Truffaz et Vincent Segal ; la Nouvelle-Orléans se plaît en Seine-Saint-Denis et revient y faire un tour avec The Soul Rebels et la comédie musicale transatalantique Ain’t Misbehavin’ dirigée par Troy Poplous et interprétée par de jeunes chanteurs et danseurs néo-orléanais et… courneuviens (un nouveau défi made in Banlieues Bleues).

Les Français et Européens viendront attester de la vitalité de la scène actuelle avec le duo Julien Lourau-Bojan Z, Jacques Coursil, Denis Colin, Médéric Collignon, les Italiens Paolo Angeli et Antonello Salis, d’outre-Rhin Joachim Kühn ou encore le NDR Big Band dirigé par Omar Sosa, d’outre-Manche les Triaboliques, le Soweto Kinch Quartet et à La Dynamo deux soirées consacrées aux nouveaux talents du jazz britannique…

Quand à la scène américaine, elle sera représentée par ses défricheurs les plus emblématiques : outre Butch Morris, une soirée avec Georges Lewis qui invite, entre autres, Roscoe Mitchell & Muhal Richard Abrams, le retour du facétieux Roy Nathanson ou du grand Archie Shepp avec à ses côtés une légende vivante, le pianiste Horace Parlan, le Gwo-Ka de David Murray… Et le continent africain nous transportera de l’Ethiopie de Mulatu Astatké à l’Afrique du Sud de Carlo Mombelli en passant par le Mali de Vieux Farka Touré.

Beaucoup d’autres musiciens et groupes à découvrir, tels les Digital Primitives, Mike Reed, Braka, Rétroviseur, ou encore le pianiste et compositeur new-yorkais Anthony Coleman
source:citizen jazz com

Par noureddine elkarati - Publié dans : culture , arts ,sport - Communauté : observatoire du 93
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