Mercredi 18 novembre 2009

Le Monopoly spécial Seine-Saint-Denis est sorti. Le célèbre jeu de société propose vingt-huit sites à « acheter ». Les plus chanceux se paieront les puces de Saint-Ouen.

 
 
Blandine Seigle | 18.11.2009, 07h00
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Au Monopoly de la Seine-Saint-Denis, ce sont les puces de Saint-Ouen qui coûtent le plus .
Pour les murs à pêches de , ce sera 120. Le double pour l’hôpital Avicenne de Bobigny, 300 pour le lycée du Raincy et 350 pour la cité 212 du Blanc-Mesnil. A payer en liquide, s’il vous plaît, avec les billets violets, orange ou jaunes siglés Monopoly.


Le jeu de société le plus connu dans le monde, symbole du capitalisme et de la immobilière, tout autant que de parties passionnées et interminables, existe désormais en version Seine-Saint-Denis.
Une déclinaison produite par Winning Moves France qui, depuis dix ans, édite des versions locales du jeu né en 1936 aux Etats-Unis. « La plupart du temps, nous fabriquons des Monopoly ville ou région, il y a très peu de départements, la Seine-Saint-Denis est une exception », explique Thierry Kerpiel, le patron de Winning Moves, qui sort en même temps un Monopoly Monaco.

Deux mille exemplaires mis en vente

Qu’a de particulier le Monopoly 93 ? Il a été réalisé avec la direction du patrimoine du conseil général, qui a choisi toutes les cases et fourni les photos. Il s’agit d’une balade découverte à travers des sites symboles du département, des quartiers d’habitation à l’architecture remarquable comme les arènes de Picasso à Noisy-le-Grand, la cité expérimentale de Noisy-le-Sec, la cité-jardin de Stains, des parcs (L’Ile-Saint-Denis, La Courneuve…), un théâtre, un lycée, un musée, une piscine, un cinéma, deux gares (Epinay et Rosny), deux aéroports (Le Bourget et Roissy), etc. Vingt-huit cases en tout, pas de quoi citer les quarante villes du département. Il a donc fallu faire des choix. Certains lieux incontournables la basilique de Saint-Denis, le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, la tour de l’Illustration de Bobigny ornent ainsi la boîte et le plateau central mais ne sont pas à vendre.
Question prix, là aussi, la Seine-Saint-Denis se distingue. Pas question de tenir compte des valeurs immobilières réelles des lieux pour classer les cases de la moins chère à la plus chère (comme cela se fait traditionnellement pour le Monopoly d’une ville). Sur le plateau du 93, on dépense de 60 M (la monnaie du jeu) pour le parc de L’Ile-Saint-Denis ou la manufacture des allumettes d’Aubervilliers à 400 M pour le marché aux puces de Saint-Ouen. Pour le reste, le jeu ne change pas. Le gagnant est celui qui construit le plus de maisons et d’hôtels et ruine ses adversaires. Le Monopoly Seine-Saint-Denis, fabriqué à deux mille exemplaires, vient tout juste d’être mis en vente (autour de 40 €) dans les magasins de jeu, les maisons de la presse, les Fnac, etc. à temps pour les cadeaux de Noël. Comme pour toutes les éditions locales, son succès « dépend du sentiment d’identité au territoire », selon Thierry Kerpiel. Ses plus belles réussites à ce jour sont la Corse et la Bretagne, et le flop, Toulon.

 

Le Parisien

source: le parisien

Par noureddine elkarati - Publié dans : culture , arts ,sport - Communauté : observatoire du 93
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Mercredi 4 novembre 2009

Autumn horseMontreuil,la ville en plein boom ?

Aux portes de Paris,la ville de Montreuil(93100) semble attiré de plus en plus de cadres et employés travaillant sur Paris ou en région parisienne.

Le marché immobilier sur Montreuil est de moins en moins populaire depuis la hausse vertigineuse des prix immobiliers au m².

En 10 ans,l’augmentation tarifaire des appartements et maisons sur Montreuil dépasse les 90 % déroutant nombre d’acquéreurs.

L’inflation galopante des prix sur Paris a contaminé cette ville de Seine-Saint-Denis.

Un réseau de transports en commun performant,une proximité parisienne et des prix relativement bas sont les principaux atouts de Montreuil-Sous-Bois.

Le prix moyen au m² s’élève à 3400 euros pour l’achat d’un appartement selon les estimations des agents immobiliers locaux.

Le prix au m² moyen des maisons sur Montreuil s’élève à 2900 euros.

Les quartiers de Montreuil les plus en vue sont:

-Quartier le Bel Air,

-Quartier La Noue,

-Quartier La Boissière,

-Quartier Montreau-Ruffin,

-Quartier Bas-Montreuil,

-Quartier de la Mairie.

L’achat d’un appartement au centre ville d’une surface de 40 m² coûterait en moyenne 130 000 euros à un acquéreur.

L’acquisition d’une maison ancienne sur Montreuil de 150 m² de surface habitable avec jardin de 50 m² coûterait en moyenne 450 000 euros.

Investir dans le locatif sur Montreuil-Sous-Bois via l’achat d’un appartement F2 au centre ville de 30-40 m² serait une excellente option pour se constituer un patrimoine sécurisant sur le moyen terme.

Le montant moyen des loyers sur Montreuil s’élève à 15 euros le m² par mois soit 450 euros mensuel pour une location d’un studio de 30 m²

source :ecobank.fr

Par noureddine elkarati - Publié dans : economie - Communauté : observatoire du 93
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Mercredi 28 octobre 2009
 La Seine-Saint-Denis comprend sept pôles d'emplois majeurs qui concentrent plus de 40 % de l'emploi du département dans des domaines d'activité diversifiés. L'emploi tertiaire y est cependant majoritaire. Les pôles de Saint-Denis/Aubervilliers et Montreuil/Bagnolet, situées en périphérie de Paris, sont les plus importants, avec plus de 40 000 emplois chacun. Les fonctions logistiques (transport de marchandises, commerce de gros) sont fortement représentées dans les pôles d'emplois secondaires. Par ailleurs, dans une trentaine de pôles de moindre importance, un secteur spécifique (fonctions logistiques, administration, santé, industrie...) domine généralement l'activité. Télécharger la note :

:

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Mardi 27 octobre 2009

Seine-Saint-Denis, l'envers du décor

LE MONDE | 26.10.09 |

L'accumulation de faits divers graves, ces dernières semaines, a relancé les interrogations sur la délinquance en Seine-Saint-Denis. Les élus de droite comme de gauche ont réagi en exigeant des moyens supplémentaires. La préfecture de police a rétorqué que les effectifs n'ont jamais été aussi importants (4 913 fonctionnaires en 2009, contre 4 340 en 2003) et que la mise en place du Grand Paris de la sécurité, depuis septembre, va permettre la reconquête des territoires.

Le "9-3" en chiffres22,4 % de progression du nombre d'étrangers entre 1999 et 2006 (contre 3,7 % sur l'ensemble de la France).

4 milliards d'euros d'investissement public pour la rénovation urbaine d'ici à 2012.

1 472 violences sur dépositaires de la sécurité publique en 2008, contre 1 137 en 2005.

18 800 euros : le revenu net moyen par foyer (contre 28 700 euros en Ile-de-France).

1,4 million de m2 de bureaux construits depuis 1999.

 

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De fait, les chiffres ne sont pas bons. Les vols avec violences et les agressions physiques, qui ont le plus gros impact sur les habitants, restent en effet nettement plus élevés que dans le reste de l'Ile-de-France. Deux fois plus fréquents, par exemple que dans les Hauts-de-Seine. "La situation n'est pas satisfaisante. Les habitants souffrent dans certains quartiers de la présence d'individus qui se sont octroyés tous les droits", reconnaît Alain Gardère, directeur de la sécurité de proximité à la préfecture de police.

Sur le front des violences urbaines, la tension n'est jamais retombée depuis 2005, pourtant considérée comme une année exceptionnelle. Le nombre de dégradations et de destructions de voitures, notamment par incendie, n'a pas diminué. Idem pour les violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, notamment les policiers : 1 472 agressions recensées en 2008 contre 1 137 en 2005. "La situation est maîtrisée mais c'est toujours assez tendu. On sait qu'il faut toujours être vigilant et que ça peut s'envenimer pour trois fois rien", souligne Philippe Prunier, directeur territorial de la sécurité de proximité, en faisant état d'une augmentation significative du nombre de policiers blessés en intervention.

La situation est aussi délicate pour la lutte contre la criminalité. Notamment les réseaux de drogue, que l'Etat promet de faire tomber depuis des années, mais qui sont toujours aussi présents. Il suffit d'ouvrir les yeux. A Saint-Ouen, dans les ruelles à proximité de la mairie. A Drancy, dans la cité du Nord, à côté de la gare RER du Bourget. A Sevran, aux Beaudottes, pas très loin du supermarché. A Stains, au Clos-Saint-Lazare. A Saint-Denis, près de la gare RER - mais depuis la visite sur place du ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, fin septembre, les trafics de crack se sont déplacés sur les villes voisines. "On va travailler sur les trafiquants et sur leur patrimoine", prévient Christian Flaesch, directeur de la police judiciaire parisienne, en annonçant la mise en place d'un "plan stups". Une promesse déjà entendue à de nombreuses reprises par les élus locaux : "Le problème, c'est que chaque fois que la police fait tomber un réseau, l'appât du gain et la misère sociale sont tels que d'autres prennent immédiatement la place", remarque Claude Bartolone. Dans le "9-3", les combats ne s'arrêtent jamais.

La crise, ultime paradoxe

Les hypermarchés pour pauvres ne désemplissent pas. A Villemomble, le week-end, devant un des principaux hard-discounters de la Seine-Saint-Denis, les voitures se garent par centaines, sur le parking et dans les rues aux alentours. Dans les allées, c'est une étonnante cohue pour réussir à circuler entre des rayons encombrés. Après des heures de file d'attente, les clients repartent le coffre plein de nourriture à bas coût. Souvent des produits proches de la date de péremption mais à des prix imbattables.

La Seine-Saint-Denis reste en effet un département pauvre, très pauvre : 50 000 allocataires du RSA, 12 % de la population qui bénéficie de la couverture médicale universelle (CMU), un revenu moyen de 18 800 euros par famille. "Les pauvres sont concentrés en Seine-Saint-Denis. Au fond, ça a l'air d'arranger tout le monde - sauf quand ça explose. Mais ceux qui pensent qu'il suffit d'ériger une ligne Maginot entre les villes riches et les villes pauvres se trompent complètement. Comme en 1940 !", prévient Claude Dilain.

De façon paradoxale, pourtant, le "9-3" échappe pour l'instant, en partie, à la crise économique actuelle. Le taux de chômage n'a pas explosé depuis le début de l'année 2009. Car la vieille image d'un département industriel est fausse. Il reste certes des bastions ouvriers - comme l'usine PSA à Aulnay-sous-Bois -, mais l'industrie et le bâtiment ne représentent plus que 100 000 emplois contre 500 000 pour les services et le commerce. Le département est désormais tiré par le secteur tertiaire et les PME, y compris dans des filières porteuses comme l'assurance, la santé et l'audiovisuel.

Comme un clin d'oeil, BNP Paribas, qui vient d'installer une de ses filiales (3 200 salariés) à Pantin, communique désormais à grand renfort de publicités sur le fait d'être le premier employeur privé du département. "Il y a dix ans, je m'engueulais avec les patrons des grands groupes. Aujourd'hui, c'est eux qui viennent nous démarcher ou qui participent aux colloques sur les discriminations", se félicite Claude Bartolone, convaincu que les entreprises ont pris le virage de la diversité et que cela peut aider son département à passer le cap de la crise.

source :le monde

| Luc Bronner

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Mardi 27 octobre 2009

Seine-Saint-Denis, l'envers du décor

LE MONDE | •

Un département sous perfusion publique

Un immense chantier. Une nationale déviée, des tours rasées, d'autres reconstruites. Des espaces publics transformés. A Aulnay-sous-Bois, comme dans 21 autres villes de la Seine-Saint-Denis, les grues occupent le ciel et les ouvriers s'affairent dans un ballet de camions. Ça démolit, ça creuse, ça bétonne, ça reconstruit depuis des mois, et encore pour des années. Les énormes chantiers de la rénovation urbaine vont mobiliser un peu plus de 4 milliards d'euros sur le département d'ici à 2012. Si les objectifs sont tenus, près de 10 000 logements doivent être détruits, 12 000 reconstruits, 27 000 réhabilités, 33 000 "résidentialisés", comme si une guerre silencieuse était passée par là.

e "9-3" en chiffres22,4 % de progression du nombre d'étrangers entre 1999 et 2006 (contre 3,7 % sur l'ensemble de la France).

4 milliards d'euros d'investissement public pour la rénovation urbaine d'ici à 2012.

1 472 violences sur dépositaires de la sécurité publique en 2008, contre 1 137 en 2005.

18 800 euros : le revenu net moyen par foyer (contre 28 700 euros en Ile-de-France).

1,4 million de m2 de bureaux construits depuis 1999.

 

Dans les villes symboles de Clichy-sous-Bois et Montfermeil, où les investissements publics atteignent près de 500 millions d'euros, les transformations positives sont en cours. "Ça dépasse nos espérances. Tout le monde voit que les grues ont envahi les quartiers et peut sentir que c'est en train de bouger", se réjouit le maire (PS) de Clichy, Claude Dilain. Mais à peine une crise est-elle en voie de résorption qu'une autre risque de surgir : les copropriétés dégradées du bas Clichy, qui n'ont bénéficié d'aucune aide publique : "C'est là qu'arrivent tous ceux qui n'ont pas droit au logement social. Les plus pauvres, ceux qui sont sans papiers. Ils se retrouvent dans des conditions de vie intolérables et voient, en plus, qu'ailleurs c'est en train de changer."

De fait, la rénovation urbaine est loin de tout régler. D'abord parce que plus de 80 % des appartements démolis sont reconstruits sur place, dans les mêmes quartiers, sans que la sociologie de la population évolue. "On repeint les ghettos", selon l'expression de Yazid Sabeg, le commissaire à la diversité. Ensuite, parce que les financements n'étant pas réactualisés, beaucoup de maires doutent de la réalisation effective de tous les travaux programmés. Enfin parce que la rénovation urbaine a aussi contribué à aspirer une bonne part des crédits publics. Les associations, en particulier, continuent de manquer de moyens et doivent se battre, au quotidien, pour décrocher des subventions. Les communes les plus pauvres ne parviennent à boucler leurs budgets qu'en réduisant au maximum leurs dépenses. Le conseil général, lui-même à court de crédits, ne s'en sort plus. La préparation du budget 2010 se révèle kafkaïenne : avec les chutes de recettes dues à la crise de l'immobilier et les transferts de charges de l'Etat vers les collectivités, le conseil général estime qu'il lui manque 100 millions d'euros sur un budget de 1,5 milliard.

Un laboratoire du futur qui manque de moyens pour le présent

Ils sont plus d'une centaine d'enseignants à manifester devant le siège de l'inspection académique de Bobigny, ce jeudi 22 octobre. Des professeurs des écoles qui protestent contre l'insuffisance des moyens dans l'éducation nationale. A commencer par le manque de remplaçants. "Aujourd'hui, il y a beaucoup de classes sans maître parce qu'il n'y a pas assez de remplaçants", insiste François Cochain, secrétaire départemental du SNUipp, principal syndicat du premier degré. Comme beaucoup de fonctionnaires, les enseignants s'alarment du décalage entre la frénésie des "annonces" ministérielles dans le département et les moyens réels des services publics.

Depuis 2005, il est vrai, tous les plans communication des ministres passent par le "9-3", département à la mauvaise presse mais photogénique pour les hommes politiques. En 2008, la Seine-Saint-Denis a enregistré 174 déplacements ministériels, soit un tous les deux jours en moyenne. Un rythme invraisemblable qui se maintient en 2009 : rien que pour le mois de septembre, la préfecture a comptabilisé 25 visites. Tous les prétextes sont bons : la pose de la première pierre des Archives nationales (François Fillon), l'inauguration de logements étudiants (Valérie Pécresse), la lutte contre les trafics de stupéfiants (Brice Hortefeux), le plan jeunes (Martin Hirsch), une visite de collège privé (Luc Chatel)...

Présentée comme un "laboratoire" du futur, la Seine-Saint-Denis manque paradoxalement de moyens pour le présent. Année après année, les élus locaux se mobilisent pour s'opposer aux fermetures de classes, obtenir des moyens policiers, dénoncer la faiblesse de la pédopsychiatrie, défendre les postes d'adultes-relais, sauver les crédits des associations... "De tous les côtés, discrètement, presque clandestinement, l'Etat pompe de l'argent. Il y a beaucoup de communication et d'agitation médiatique. Mais, dans la réalité, les moyens sont retirés en permanence", explique le maire (PS) d'Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura, contraint de se battre lors de chaque rentrée pour tenter d'éviter des suppressions de classes.

"On est dans la schizophrénie la plus complète. Les ministres viennent tous pour vanter leurs plans. Mais il n'y a plus de moyens de droit commun, notamment sur l'éducation : on avait obtenu 3 000 postes avec le plan d'urgence pour la Seine-Saint-Denis en 1998. Mais, depuis, on les a reperdus", ajoute Claude Bartolone, président (PS) du conseil général, en donnant l'exemple de la scolarisation des enfants de 2 ans dans les ZEP, qui ne concerne plus que 5 % des élèves contre 22 % en 1999.

Sécurité : la violence, un combat jamais terminé

Dans la nuit tombante, les hommes de la police scientifique fouillent la ruelle et le petit square. On voit leurs lampes qui balaient le sol à la recherche d'indices. Deux jeunes de Saint-Ouen viennent de mourir, ce samedi 26 septembre, tués par balles, probablement à cause d'un trafic de stupéfiants. Le corps d'une des victimes est toujours allongé au sol, entre deux voitures. Un policier relève les plaques d'immatriculation des véhicules situés à proximité. Un habitant l'interpelle : "C'est pas trop pénible de ramasser les morts ?" Le policier : "Ça s'était calmé. Mais, en ce moment, il y en a un tous les trois jours." Fin du dialogue.

| Luc Bronner

source : le monde

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Mardi 27 octobre 2009
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Quatre ans après la "crise des banlieues", déclenchée par le décès de deux adolescents poursuivis par la police à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, la Seine-Saint-Denis connaît toujours une situation exceptionnelle. Malgré la multiplication des annonces ministérielles, le département n'a pas rattrapé son retard en termes d'emploi, d'éducation et de sécurité. La nouveauté, c'est que, à côté des zones extrêmement pauvres, se sont développés des territoires en pleine explosion économique. D'où une question cruciale pour le département et ses 1,5 million d'habitants : comment faire coexister des ghettos sociaux et ethniques et des territoires plongés dans la compétition économique mondiale ?

22,4 % de progression du nombre d'étrangers entre 1999 et 2006 (contre 3,7 % sur l'ensemble de la France).

4 milliards d'euros d'investissement public pour la rénovation urbaine d'ici à 2012.

1 472 violences sur dépositaires de la sécurité publique en 2008, contre 1 137 en 2005.

18 800 euros : le revenu net moyen par foyer (contre 28 700 euros en Ile-de-France).

1,4 million de m2 de bureaux construits depuis 1999.

 
  

L'immigration, comment faire face ?

Bobigny, lundi 19 octobre, 7 heures du matin, - 2 degrés. Comme tous les jours de la semaine, des grappes d'hommes attendent d'être embauchés devant l'entrée de Batkor, un dépôt de bricolage situé sur la nationale 3. Au vu et au su de tous, une trentaine de clandestins proposent leur main-d'oeuvre aux entreprises du bâtiment ou aux particuliers. A partir de 70 ou 80 euros la journée pour un plâtrier, un plombier ou un maçon. Moins cher encore en négociant les tarifs. La plupart attendent des heures sans succès. Trop de concurrence : "Il n'y a pas beaucoup de clients mais beaucoup de monde qui veut se faire embaucher", se désole Hassan, Turc d'une quarantaine d'années qui essaie de se réchauffer en attendant un éventuel client. Même si le lieu est connu de la police et des élus depuis des années, les interventions n'y font rien : comme l'immigration n'arrête jamais en Seine-Saint-Denis, porte d'entrée sur le territoire français avec l'aéroport de Roissy, de nouveaux candidats se présentent tous les jours, été comme hiver, pour tenter de gagner leur vie. Et les derniers arrivés remplacent ceux qui finissent par trouver des emplois moins exposés.

Entre 1999 et 2006, malgré les politiques de restriction affichées par l'Etat, le nombre d'étrangers dans le département a encore progressé de 22,4 % alors que, dans le même temps, le nombre de Français augmentait seulement de 3,7 %. Dans certaines villes, la proportion d'étrangers dépasse désormais les 30 %, soit près de six fois la moyenne nationale, comme à Clichy-sous-Bois (37,2 %) ou Aubervilliers (34,6 %). Voilà pour les chiffres officiels. Car les autorités estiment qu'il pourrait y avoir entre 100 000 et 300 000 sans-papiers en Seine-Saint-Denis, la plupart non recensés. Soit l'équivalent de villes comme Saint-Denis et Montreuil qui s'ajoutent à la population officielle.

"Le problème n'est pas d'arrêter les flux. C'est totalement illusoire, c'est comme de vouloir arrêter la marée avec ses bras. Le problème, c'est de savoir ce qu'on fait pour ces populations. Or, aujourd'hui, on n'a pas suffisamment de moyens pour assurer leur intégration", relève le maire (PS) d'Aubervilliers, Jacques Salvator. Conséquence : à Aulnay-sous-Bois, Villetaneuse, Clichy, La Courneuve, Stains, Montfermeil, Aubervilliers, notamment, certains quartiers se ghettoïsent et ne comptent quasiment plus de "Blancs". Uniquement des Maghrébins ou des Noirs, parfois des Asiatiques.

"La spécialisation du département se renforce. Tant qu'il n'y aura pas de solidarité régionale ou nationale sur l'accueil de l'immigration, je ne vois pas comment on pourra s'en sortir", regrette Bénédicte Madelin, directrice de Profession banlieue, une des figures de la vie associative départementale. Un constat confirmé par l'Insee : entre 1999 et 2006, la Seine-Saint-Denis a absorbé autant d'étrangers que tous les autres départements d'Ile-de-France réunis, en dehors de Paris.

Les bureaux de cadres blancs, la face cachée du "9-3"

La devanture est discrète. Mais l'intérieur est chic et raffiné et on y croise des Japonais et des Américains, venus pour leur business. Comme à Singapour, New York, Pékin ou... Neuilly-sur-Seine, la chaîne de luxe Marriott vient d'ouvrir un de ses hôtels dans un immeuble moderne de 150 chambres à Saint-Denis au coeur du quartier Pleyel, non loin de la future cité du cinéma de Luc Besson. A 159 euros minimum la nuit, la chaîne vise la clientèle des hommes d'affaires qui fréquentent les quartiers autour du Stade de France, un des territoires les plus dynamiques de la région parisienne.

Depuis dix ans, le nombre de mètres carrés de bureaux a littéralement explosé dans cette zone grâce aux transferts d'entreprises attirées par le faible coût de l'immobilier et l'importance des réseaux de transport. "On sort de décennies de marasme lié à la désindustrialisation", relève Stéphane Peu, vice-président de la communauté d'agglomération de Plaine-Commune, qui regroupe sept villes autour de Saint-Denis. Des sociétés comme Generali, EDF, la Société générale, La Banque postale, par exemple, ont transféré une partie de leurs services ces dernières années. Soit 27 000 emplois privés de plus en dix ans sur le seul secteur de Saint-Denis. D'autres prévoient d'arriver à plus ou moins long terme, comme Orange (2 000 emplois début 2010) et peut-être la chaîne Radisson pour un immense complexe hôtelier autour d'un nouveau palais des congrès.

C'est la face cachée de la Seine-Saint-Denis, en quelque sorte. Mais aussi un nouvel enjeu pour les élus : comment faire cohabiter ces territoires en pleine expansion avec les zones défavorisées, parfois situées à quelques centaines de mètres à peine ? Et comment faire bénéficier les habitants du développement de cette "Défense bis" ? "Les entreprises sont venues en Seine-Saint-Denis avec leurs salariés. Aujourd'hui, le challenge c'est qu'elles se tournent vers les viviers locaux de diplômés, notamment nos 65 000 étudiants", souligne Francis Dubrac, président de l'agence de développement du département.

Un défi considérable tant ces nouveaux quartiers d'affaires ressemblent aujourd'hui à des enclaves. Le matin, entre 8 et 10 heures, les RER amènent de Paris des wagons entiers de cadres blancs, qui repartent le soir par la même voie ; ils croisent les employés de nettoyage ou de sécurité, souvent noirs ou maghrébins, qui arrivent la nuit et repartent le matin aux aurores quand les bureaux se remplissent. Un indice de la puissance des ségrégations ethnique et sociale. Un signe aussi de l'extraordinaire retard de la Seine-Saint-Denis, département le plus jeune de France, en matière de formation. A peine 10 % de la population de plus de 15 ans dispose d'un diplôme supérieur. Contre 38 % à Paris. "C'est un point sur lequel rien, ou presque, n'a bougé depuis quinze ans", regrette Bénédicte Madelin. La conséquence est logique : les entreprises qui voudraient embaucher des diplômés sur place sont parfois contraintes de se tourner vers d'autres départements.

Luc Bronner
Par noureddine elkarati - Publié dans : geographie - Communauté : observatoire du 93
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Dimanche 25 octobre 2009

25 octobre 2009 -

Quatre ans ont passé depuis les émeutes de novembre 2005. La vague de violences née à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint- Denis) avait gagné de nombreuses villes françaises et révélé le délabrement social et économique de certains quartiers populaires. Depuis, rien n'a profondément changé.

En voulant échapper à une opération de police, le 27octobre 2005, Zyed Benna et Bouna Traoré trouvaient la mort dans le transformateur EDF où ils s'étaient réfugiés. Ce drame avait déclenché des émeutes à Clichy-sous-Bois, avant de gagner la banlieue parisienne et de nombreuses villes de l'Hexagone. L'état d'urgence fut même décrété. Trois semaines de violences qui avaient entraîné près de 3.000 interpellations et environ 200millions d'euros de dégâts. Pour Véronique Le Goaziou, sociologue spécialiste des banlieues, «rien ne permet de penser que la situation s'est aujourd'hui améliorée. Les habitants des quartiers sont les premiers touchés par la crise. Et les rapports de la policie et des jeunes, qui depuis 2005 ont été à l'origine de nouvelles émeutes, ont, eux, empiré».

De timides avancées

«On peut tous féliciter Inès pour son courage. On est content de te revoir entière!». La conférence de rédaction du Bondy Blog, média en ligne créé au moment des émeutes de 2005, débute par des éloges teintés d'un brin de dérision. L'apprenti journaliste reçoit les congratulations de ses collègues pour son article dans lequel elle décrit avec humour le braquage, finalement sans incidences, dont elle a été victime quelques jours plus tôt à Bobigny. Depuis quatre ans, une vingtaine de blogueurs majoritairement originaires de Seine-Saint-Denis décrivent de l'intérieur la vie des quartiers populaires, de leurs quartiers. La délinquance, en forte augmentation dans le «9-3», selon l'Observatoire national de la délinquance, n'est qu'un sujet parmi d'autres. Pour Serge Michel, fondateur du blog, «les émeutes de 2005 ont eu comme effet positif de déboucher sur une véritable prise de conscience de la richesse de cette diversité française. Pour les profils les plus diplômés et performants des quartiers, les portes se sont vraiment ouvertes. C'est une première étape». Ainsi, TF1 a créé sa fondation pour «intégrer des jeunes issus de zones sensibles». De nombreuses entreprises éprouvant des difficultés de recrutement se tournent vers ce vivier. À travers une campagne de pub, BNP-Paribas se targue d'être le premier employeur privé en Seine-Saint-Denis, département symbole de cette diversité issue des quartiers.

«Ça a changé, mais en pire»

Des chiffres tempèrent pourtant cet optimisme. Avec 23,5% de la population active, le taux de chômage à Clichy-sous-Bois, épicentre des émeutes de 2005, est plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale. Ce taux grimpe à 40% pour les moins de 25 ans. Avec le plan Espoir banlieues, le «plan anti-glandouille» qu'elle a lancé en février2008, la secrétaire d'État à la Politique de la ville, Fadela Amara, promettait un véritable tournant. «Ça a changé, mais en pire», considère Mohamed Mechmach, président du collectif AC le Feu, fondé à Clichy-sous-Bois en novembre2005. «Les moyens donnés aux services publics, comme les missions locales, ont été réduits. Sa mesure phare, le contrat d'autonomie, est un échec. À peine 1.000 jeunes ont trouvé un job ou une formation. On paye des coaches 7.500euros par jeune quand le jeune est, lui, dédommagé à hauteur de 300euros».

«On n'est pas à l'abri»

Fadela Amara attribuait elle-même un timide 11sur 20 à l'application de son plan. Pour le militant de 41 ans, «la colère des habitants et le sentiment d'injustice sont les mêmes qu'en 2005. On n'est pas à l'abri d'une prochaine révolte». Un constat que partage Loïc Lecoulier. Dix-huit ans que le représentant du syndicat de police Alliance intervient dans les quartiers difficiles de Seine-Saint-Denis. «Des épisodes de violence, j'en ai connu beaucoup. Mais depuis 2005, l'hostilité des jeunes à notre égard a énormément augmenté». Pour le fonctionnaire de police, «des émeutes comme 2005, tant pour les hommes sur le terrain que pour notre hiérarchie, on sait que ça peut reprendre dès ce soir».

Glen Recourt

source :le telegrame.com

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Vendredi 23 octobre 2009

Vendredi 23/10/2009 | Posté par Adrien Chauvin

Claude Bartolone, président du Conseil général du 93, demande un plan de rattrapage en termes d’effectifs de police. Le ministère de l’intérieur ne se presse pas.

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La fusillade de Saint-Ouen en septembre dernier, le hold-up à Sevran ce mercredi, sont pour les élus du département les marqueurs d’une carence en effectifs policiers. Depuis les émeutes de 2005, nombres de communes tirent la sonnette d’alarme et exige du ministère de l’intérieur le respect de ses engagements et des effectifs policiers supplémentaires.

Alors que, le 30 septembre 2008, Michèle Alliot-Marie inaugurait une nouvelle unité de police, une Compagnie de sécurisation à Bobigny (93), elle déclarait vouloir « faire de ce département un véritable laboratoire de sécurité ». Cette ambition affichée se fondait « sur l’écoute. J’ai entendu les attentes des habitants en matière de sécurité. Un désir de plus et mieux de police est partout exprimé ».

Un an après, les chiffres fournis par l’Observatoire national de la délinquance renvoient la Seine-Saint-Denis au rang d’un des plus mauvais élève, bien au-dessus de la moyenne nationale pour les vols et violence physiques. Avec une augmentation conséquente des vols à main armée (+20% en 2008 par rapport à 2007), des violences sexuelles (+6%). Aujourd’hui pour Daniel Guiraud, maire des Lilas, « le ministère est loin, voire très loin des résultats escomptés ». Avec trois communes avoisinantes, Romainville, le Pré-Saint-Gervais et Bagnolet, l’initiative d’une pétition demandant plus de policiers a été prise. D’ores et déjà créditée de plus de 5000 signatures, elle devrait prochainement atterrir sur le bureau du ministre place Beauvau.

Le maire de Bagnolet, Marc Everbecq a quant à lui anticipé, il s’est déplacé au cabinet de Brice Hortefeux afin de lui remettre les quelques 1350 signatures obtenu dans sa commune. « Il y a six mois, affirme-t-il, nous avons obtenu 11 agents supplémentaires, mais nous sommes toujours loin du compte. Une ville comme Saint-Ouen, qui totalise près de 40 000 habitants, compte 130 policiers, et ce n’est pas assez au regard des événements précédents, Bagnolet avec 35 000 habitants, compte à peine 60 policiers. »

A Bagnolet, poursuit l’élu, « les besoins matériels et humains sont importants. La commune constitue une véritable « station balnéaire », puisque dans le périmètre du métro et du centre commercial circulent près de 70 000 personnes quotidiennement, soit le double de la population totale ». Entre 60 et 70% des infractions, crimes et délits constatés sont commis dans ce périmètre « qui, affirme Marc Everbecq, n’est pas vraiment tenu par la police ». Même son de cloche pour les communes avoisinantes.

Difficile d’obtenir les effectifs de policiers dans le département, ils se situeraient aux alentours de 4800, ce qui placerait la Seine-Saint-Denis au premier rang, soutien le ministère. Mais le ministère semble entretenir, selon le maire des Lilas, « l’opacité sur la question des effectifs ».

Pour Claude Bartolone, premier élu du département, il manque « en Seine-Saint-Denis l’équivalent de 400 fonctionnaires de police et ce n’est pas quelque chose de nouveau, depuis longtemps nous tirons la sonnette d’alarme. Déjà le préfet de Seine-Saint-Denis en 2006, Jean-François Cordet, dans une lettre envoyée au ministère de l’intérieur, dénonçait la situation de dégradation et le manque de moyen au niveau de la sécurité, la seule réponse que le ministre de l’époque, Nicolas Sarkozy, ait trouvé est de placardiser le préfet en 2007 ».

Dans cette note datée de juin 2006, publiée par Le Monde en septembre de la même année, le préfet revient sur la dégradation des conditions de sécurité, l’augmentation « particulièrement préoccupante » de cette dernière, la « diminution très perceptible des effectifs de police » ainsi que « l’extrême jeunesse des commissaires » et le manque de stabilité du personnel. Le maire de Bagnolet souligne que la « note du préfet était prémonitoire. Depuis que le préfet a fait son diagnostic, il ne s’est pas passé grand-chose ».

Alors la solution, pour les élus, serait dans l’implantation d’Uteq, Unité territoriale de quartier. Crées en 2008 par Michèle Alliot-Marie, ce nouveau dispositif s’apparente à l’ancienne police de proximité, initiée sous le gouvernement Jospin en 1997 et suspendu en 2003. Présente sur une vingtaine de départements, 30 nouvelles Uteq devraient voir le jour en 2010 et 32 en 2011, soit un total de 100 Uteq sur l’ensemble du territoire d’ici à deux ans. Les objectifs de ces unités spécialement formées de volontaires sont la lutte contre la délinquance et les violences urbaines dans les quartiers « sensibles » et d’établir un rapport de confiance entre la police et la population.

Trois unités sont déjà présentes à La Courneuve, Saint-Denis et Clichy sous Bois/Monfermeil depuis avril 2008. Une dizaine de communes du 93 ont en fait la demande auprès du ministère. L’engagement avait été pris par Michèle Alliot-Marie, d’introduire d’ici 2009 des Uteq dans les communes de Sevran et d’Aulnay-sous-Bois. Mais le calendrier semble avoir été bousculé, ce qui provoque l’inquiétude du maire d’Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura.

« Mes craintes risquent de se confirmer, affirme t-il, nous sommes sans réponse du ministère de l’intérieur concernant la formation de l’Uteq qui devait être constituée cette année et qui finalement prendra peut-être place en 2010 ; et sans nouvelles du projet de construction d’un commissariat central. De plus, on nous a laissé entendre que les dix-huit policiers nouvellement arrivés, permettant de revenir à un niveau normal, soient par la suite affectés à cette UTEQ. »

Pour toutes ces raisons, nombres d’élus ont demandé à rencontrer le nouveau ministre de l’intérieur, afin de lui rappelé les engagements pris par son prédécesseur en terme de sécurité, mais la requête reste sans suite pour l’instant à Aulnay, Sevran, Bagnolet, Romainville. « La réponse à notre demande fut un courrier, une circulaire type émanant du ministère, affirme Daniel Guiraud, maire des Lilas, ne répondant ni à la demande de rendez-vous ni à la question des effectifs. »

Adrien Chauvin
source :20 minutes et bondy blog

Par noureddine elkarati - Publié dans : geographie - Communauté : observatoire du 93
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Jeudi 22 octobre 2009

 

AFP

Le Front national (FN) a estimé aujourd'hui que la "délinquance permanente" en Seine-Saint-Denis constituait "la vitrine de l'échec" du gouvernement, après une prise d'otage dans un magasin à Sevran.

"Trafics en tous genres, règlements de comptes, fusillades, délinquance permanente, la Seine-Saint-Denis est la vitrine de l'échec total du gouvernement en matière d'insécurité", écrit Marie-Christine Arnautu, tête de liste FN aux régionales en Ile-de-France, dans un communiqué. "Aujourd'hui, c'est une prise d'otages qui a eu lieu dans un supermarché à Sevran. C'est pourtant bien en 2007 qu'un certain candidat avait promis de nettoyer l'insécurité au Karcher", s'insurge la conseillère régionale, membre du bureau politique du FN.

Selon Arnautu, "l'insécurité s'accroît en Seine-Saint-Denis comme dans toute l'Ile-de-France: c'est bien le résultat de la politique laxiste et mensongère d'un gouvernement, responsable et coupable".

source :le figaro.fr

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Mercredi 21 octobre 2009

Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen, Montreuil, Bagnolet et Pantin sont candidates au programme national d’aide à la résorption de l’habitat indigne.

 
 
Nathalie Perrier | 20.10.2009, 07h00
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C’est une manne financière inespérée. A partir de 2010, l’Etat consacrera 350 à 400 millions d’euros pour éradiquer l’habitat indigne dans les centres-villes. Ce programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), instauré en mars 2009 par l’ancienne ministre du Logement , concernera dans un premier temps vingt communes en .

En Seine-Saint-Denis, six villes ont décidé de faire appel à l’Etat pour résorber leurs logements insalubres : Saint-Denis, , Saint-Ouen, Montreuil, Bagnolet et Pantin.

200 autres communes ont déposé leur candidature

Elles ont, comme 200 autres villes en France, déposé un dossier de candidature auprès du ministère du Logement fin septembre. Ces derniers sont actuellement à l’étude et les arbitrages devraient être rendus en novembre. La sélection se fera sur plusieurs critères : le pourcentage de logements indignes, la capacité des communes à être opérationnelles dans les six mois, et la cohérence du projet d’aménagement urbain des quartiers concernés.
En Seine-Saint-Denis, où on compte 650 immeubles très dégradés et où un millier d’habitations sont frappées d’un arrêté d’insalubrité, cette aide potentielle de plusieurs millions d’euros suscite un énorme espoir. « Si nous sommes retenus, nous pourrons réhabiliter les très nombreux logements indignes qui entourent le quartier Pasteur-Moutier-Ferragus qui doit être réaménagé en prévision de l’arrivée du métro en 2015 », commente Evelyne Yonnet, première adjointe PS à Aubervilliers en charge du logement. La phase opérationnelle débuterait à l’été 2010 après la signature des conventions.

 

Le Parisien


source : le parisien

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